Une blague que l’on raconte dans les rues de Habana :
C’est Fidel qui va visiter un hôpital pour voir s’il est conforme aux normes socialistes de la Santé Publique :.
Tous les médecins sont au garde à vous dans la cour depuis bientôt deux heures. Le Commandante étant enfin arrivé, ils l’applaudissent à tout rompre au point qu’on entend même plus les râles des malades qui sont laissés sans soins. Mieux, ils ne bougent pas d’un pli en attendant que le grand homme finisse son discours sur le bien-fondé du système médical cubain, EL MAS GRANDE DEL MUNDO ENTERO !.
Après l’avoir assuré au nom de tous les companeros y companeras de la Revolucion du soutien sans faille des forces médicales révolutionnaires, le médecin-chef l’accompagne faire une brêve visite au seul premier étage de la clinique car, à cause de l’embargo, les ascenseurs ne fonctionnent plus depuis 15 ans et que les brigades de rénovation n’ont toujours pas fini de posr des madriers pour soutenir l’escalier menant aus étages 2 et 3 où sont regroupés les cas désespérés et ceux plus désespérés encore.
Et Fidel penché sur le premier malade de se retourner sur le médecin-chef en lui demandant :
- de quoi il souffre, celui-ci ?
- c’est un cagnéro, Majesté, pardon Commandante ! Il s’est coupé la moitié de la main lors de la dernière zafra.
- et que lui donne t’on comme traitement ?
- on le badigeonne trois fois par jour de désinfectant avec une brosse
- Et tout va bien ; companero ?
- Oh oui, Fidel. Dès que mes doigts repousseront, je reprendrai le travail. Viva la Revolucion !
Il passe au second cas...
- Et celui-là ?
- C’est un intellectuel, il a tout le temps mal au crâne pour avoir travaillé 5 ans au Bureau du Plan
- Et que lui donne t’on comme traitement ?
- on lui badigeonne le crâne trois fois par jour avec du désinfectant et une brosse
- Et tu sens une amélioration, companero ?
- Oh oui, Fidel. Plus jamais je n’irai travailler avec des cons pareils. Viva la Revolucion !
Troisième cas :
- Et celui-ci ?
- Il a des hémoroïdes saignantes, Fidel. C’est très douloureux !
- Ah ! Et que lui donne t’on pour traitement ?
- On lui badigeonne le ... trois fois par jour avec du détergent et une brosse.
- Et tu sens une amélioration, companero ?
- De seguro, Fidel. Hasta siempre, j’espère. Viva la Revolucion !
Il passe enfin au dernier de la chambrée.
- Et celui-là ?
- Un cancer de la gorge, Commandante !
- Et que lui donne t’on comme traitement ?
- On lui badigeonne trois fois par jour la gorge avec du désinfectant et une brosse
- Et tu sens une amélioration, companero ?
- Oh oui, Commandante ! Mais puis-je vous demander une faveur ?
- Laquelle, companero ?
- Est-ce que je pourrais avoir une brosse pour moi tout seul ? .