Bonjour Laurent DAURÉ,
Je finissais juste votre article au moment où le commentaire de Bernard29 fut posté.
J’allais vous faire exactement la même remarque que lui au sujet de la lucidité dont vous vous targuez.
Il va de soi que l’on ne saurait longtemps tenir une contre argumentation à votre apologie de la liberté d’expression sans finir par se montrer doctrinaire.
De même que vous avez également raison sur l’attitude contre productive qu’a pu avoir la médiatisation de cette affaire si l’on se place du côté de ses opposants. Mais concernant le cas Dieudonné, votre lucidité est très sérieusement voilée par tous les tenants de cette affaire dont vous ne tenez absolument pas compte. A ce sujet Hannah ARENDT avait pu écrire dans son livre La crise de la culture : « Les faits sont les matières des opinions, et les opinions, inspirées par différents intérêts, et différentes passions, peuvent différer largement et demeurer légitimes aussi longtemps qu’elles respectent la vérité des faits. La liberté d’opinion ets une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-
mêmes qui font l’objet du débat. »
Or quels sont les faits que vous éludez dans votre opinion sur Dieudonné ?
D’abord il y ceux-ci : Dans le cœur de Dieudonné... (lire également les quelques commentaires).
Ensuite, il y encore ceux d’une affaire dont je viens juste de proposer un article à la modération : Affaire Dieudonné - La décision du Conseil d’Etat fait (déjà) jurisprudence dont je viendrais remettre le lien s’il est publié.
Ajouter à cela tout ce que l’on ignore encore, et vous pourrez comprendre qu’il vous est impossible de juger correctement le combat de Dieudonné de part les arguments que vous exposez ici.
Pire encore, dans cette histoire, votre aveuglement (déni ?) fait le jeu des dictateurs contre lesquels lutte Dieudonné dont l’engagement va bien au delà de ce que vous montrez.
Si cela vous intéresse vraiment, je mettrais des liens à étudier sous votre propre article pour que vous puissiez vraiment vous faire une opinion sur la base de faits que l’on ne peut plus nier. A moins que votre billet ne soit qu’une énième tentative de plus pour semer le trouble et la confusion tout en prétendant éclaircir la situation comme n’a de cesse de le faire Robert GIL ci-dessus dont les œillères qu’il porte le rend totalement complice du système qu’il prétend combattre.