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Les manuscrits de la mer Morte (7) - Leçons insoupçonnées sur le judaïsme rabbinique.Conclusions et compléments
Tout au long des trois, voire quatre, décennies qui suivirent les premières découvertes, la relation entre les écrits retrouvés et le Nouveau Testament occupa volontiers le devant de la scène. Pour d’aucuns même, avec le christianisme une secte dérivait d’une secte, celle des Esséniens. On désignait ainsi la continuité de l’errance par rapport au courant censé majoritaire qui mène au judaïsme des rabbins, celui de la double Torah qui vit toujours. Certes, « judaïsme » ne se lit dans aucune des nombreuses pièces recueillies. Dans beaucoup de celles-ci on parle d’ » Israël », comme dans les textes bibliques. Les textes les plus spécifiques, considérés par d’aucuns comme « sectaires », « pré- » ou « para-sectaires », évoquent une « communauté » ou une « assemblée », avec des formules supplétives comme : « les Pauvres », « les Bons », « les fils d’Aaron », « les fils de Sadoc », « les fils de Lumière » (opposés aux « fils de Ténèbres »), « les fils de Vérité » (par opposition aux « fils du Mensonge »), « les fils de l’Aube », « les fils de Justice », « les Justes », « les Parfaits », « les Parfaits du chemin », « les Saints », « les Très Saints », « les Nombreux ». À première vue, ces formules supposent une sélection élitiste. Plusieurs se retrouvent dans les textes chrétiens,