L’auteur n’a pas compris ce qu’est le billard à trois bandes...
Le but de tout ce remue ménage n’est pas de donner de la visibilité à Dieudonné et à Soral, mais de diaboliser l’extrême-droite en période électorale.
Il fallait que les médias montrent aux Français que dans les placards du FN grenouillaient des gens peu recommandables.
Qu’importe ce que disent vraiment Dieudonné et Soral, le tout, c’est que les Français, qui ne supportent pas qu’on touche aux victimes de la 2e guerre mondiale, soient bien persuadés que l’extrême-droite est un repère d’antisémites, de fachos et de tricheurs aux impôts.
En matière de communication, ce n’est pas la vérité qui compte, ce sont les mots que les Français retiennent.
Pour comprendre l’usage qui en est fait , il faut voir Moscovici dans un débat avec Marine le Pen, traiter Jacques Sapir « d’économiste d’extrême-droite », parce qu’il veut sortir de l’euro.
Sapir a répondu.
Le PS a besoin d’un épouvantail : l’extrême-droite, pour lier ensemble les mots suivants :
« La France du rejet- immigré-Européen- Arabe - Juif - repli identitaire - refus de l’euro. »
La phrase complète de Colombani : « Une France du rejet de l’autre -aussi bien l’ immigré que l’ Européen, l’Arabe ou le Juif - est en train de s’affirmer. C’est la France du repli identitaire et du refus de l’euro. »
Le but est de faire passer tous les citoyens qui veulent sortir de l’UE et de l’euro pour des fachos. Mais ce n’est que du théâtre, comme l’expliquait Jospin.
Le FN est l’épouvantail consentant du système, soutenu par Mitterrand dans les médias, reçu partout et salissant par ses discours racistes et xénophobes toute idée de souveraineté.
Ecoutez bien les discours de Marine Le Pen, entre chaque proposition « sociale », elle case une saloperie raciste ou xénophobe.
Lier l’idée de souveraineté à l’antisémitisme est la dernière pièce du puzzle utile des communicants europathes et leur dernière carte pour sauver l’ UE et l’euro.
« Le FN, un Parti leurre » Conférence d’ Asselineau.