Votre questionnement rédigé comme suit me paraît plus constructif. Le problème c’est de savoir comment on évalue les compétences d’un enseignant quand on l’empêche de pouvoir partager avec ses élèves son savoir et sa réflexion. Je ne parlerai pas au nom de mes coolègues, mais je prendrais mon cas. Depuis tout petit j’ai une passion pour l’Histoire et j’ai toujours voulu faire ce métier que j’exerce depuis 30 ans. J’ai fait mes études et passé les concours de l’enseignement, qui soit dit en passant n’apprennent pas grand chose en terme de réflexion. J’ai donc appris beaucoup en travaillant, en lisant en étudiant pour préparer mes cours. Et on apprend tous les jours. Maintenant je ne sais ce qu’il en est des jeunes profs que l’on a formatés de la même manière que nos élèves aujourd’hui avec les IUFM. C’est à dire donner des bribes de connaissances sans approfondir les savoirs. Les profs ne sont pas responsables en eux-mêmes (il y a des gens bons et moins bons, ou consciencieux ou pas dans tous les corps de métiers), mais le niveau d’exigences baissant, les programmes réduisant drastiquement les contenus, nous sommes parfois découragés. Même des « vieux » comme moi somes désabusés. Et je répète que les élèves dans leur ensemble apprécient l’Histoire et seraient, pour une partie, tous prêts à apprendre un peu plus. Mais les programmes et le temps ne nous le permettent pas. Je pourrais vous en parler pendant des heures pour vous faire saisir une partie de la réalité. Mais parpitié n’incriminez pas les profs dans leur ensemble car la majorité fait correctement son travail, mais avec les conditions qui nous sont imposées.