Soral, un marxiste de pacotille
Prônant une doctrine « de résistance au mondialisme », Soral se
risque à développer des analyses pseudo marxisantes, preuve d’un
marxisme mal digéré et d’une lecture plus que superficielle des écrits
de Marx et d’ Engels [
9].
Soral reformule les classiques du marxisme en fonction de ses intérêts
politiques du moment. Il se déclare favorable à une réconciliation
verticale de type corporatiste alors que Marx et Engels, dans le
Manifeste, définissent les communistes – dans les différentes phases que
traverse la lutte entre prolétaires et bourgeois- comme représentant
toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité.
Comment peut-il se
revendiquer du marxisme lorsqu’il déclare sur Radio Bandera Nera, en
février 2002 : « On pourrait augmenter le pouvoir d’achat des milieux
populaires sans augmenter la croissance si les détenteurs de capitaux
acceptaient de rééquilibrer le rapport capital-travail ». Bref moraliser
le capitalisme. Le marxisme à la sauce soralienne, c’est la fin de la
lutte des classes. Il pioche parmi les outils conceptuels du marxisme
pour rendre présentable son nationalisme en direction des catégories
populaires [10].
Comment peut-il alors se revendiquer du marxisme quand dans le domaine
économique, il traite les chômeurs de « parasites, de rentiers du bas ,
d’oisifs vivant sur le dos de la classe moyenne productive, la plus
ponctionnée par l’État » [11].
Comment peut-il alors vanter les mérites de la colonisation française :
« Seules les choses qui tiennent encore debout ( en Algérie) sont les
infrastructures urbaines que la France coloniale y a construit [12] »
http://npa67campus.wordpress.com/2014/01/27/alain-soral-de-pif-gadget-a-comprendre-lempire/