Dupont-Aignan contre le maître-censeur Frédéric Haziza
"Vous êtes une merde intégrale, une vraie merde !", c'est en ces termes crus que Nicolas Dupont-Aignan a envoyé paître le journaliste tendancieux Frédéric Haziza connu pour ses prises de position et sa déontologie très particulières. Lors d'un salon de la presse à Paris Haziza a reproché au député gaulliste d'avoir tardé à exclure de "debout la république" l'historienne Marion Sigault coupable d'avoir intégré le think-thank "égalité et réconciliation" de l'infâme Dark Soral, le pire ennemi du chevaleresque homme de télévision. Le ton est monté et Haziza a reçu une juste réplique à ses inquisitions de policier politique.
Car "policier politique" semble convenir à ce journaliste. Il se vante de sélectionner les gens qu'il invite dans ses émissions, refuse les "extrêmistes" selon ses propres critères, se montre courtois avec les politiciens de premier plan et cassant avec les autres. Le candidat à l'élection présidentielle Jacques Cheminade invité par obligation du CSA chez Haziza a eu droit à un traitement de paria de la part de notre homme, à deux doigts de le traiter de guignol. Sur son compte twitter il traite de "nazi" tel responsable associatif parisien. Témoin d'une "manif pour tous" près de chez lui il filme les manifestants avec son portable en leur lançant un doigt d'honneur... l'élégance n'est pas la principale qualité du monsieur... qui sera au premier rang pour dénoncer la quenelle dieudonnesque.
Frédéric Haziza confond militantisme et journalisme. Certes il a le droit d'avoir ses idées et de les promouvoir, de s'opposer aux extrémistes et de défendre la république. Mais le fond comme la forme de son attitude posent problème. Il ne convaincra personne par les insultes et les mises en cause à la Torquemada... ses sources semblent de plus très doûteuses. Il a écrit un bouquin sur l'extrême-droite basé sur des ragots et des notes des RG (d'après les protagonistes de l'ouvrage) et l'ouverture d'esprit ainsi que la culture ne sont pas son point fort, au point de mélanger gaullisme à la Dupont-Aignan et nationalisme vichyssois !
En fait notre lascar défend ses propres intérêts et sa petite personne plus que ceux de la république. Il n'a pas la légitimité culturelle ou l'érudition d'un Finkielkraut (ou même qu'un BHL) pour donner des leçons à quiconque. Il n'a jamais travaillé hors des médias et réside dans les beaux quartiers. Qu'il y reste. Et qu'il cesse de fliquer les autres et leurs fréquentations... en quoi la présence de Marion Sigault chez DLR le concerne ? Et qu'a-t-elle fait pour être mise au pilon ? Une quenelle devant l'hôtel particulier de Frédéric ? Pire, elle parle avec l'ignoble Alain Soral... inadmissible pour lui. Pas pour ceux qui acceptent le débat démocratique comme Eric Naulleau, un vrai journaliste qui a compris que son métier consistait à discuter, convaincre et ramener les "égarés" dans la république, pas à jouer au procureur soviétique.
Quel militant ne s'est jamais fait traiter de "sale facho" ou de "sale rouge" dans le cadre de ses activités publiques ? Les insultes ne font jamais changer d'avis. Le fliquage non plus, pas plus que les mises à l'index. Frédéric Haziza ne l'a pas compris et il en subit les conséquences en se faisant assaisonner à son tour. Et ce n'est pas la première fois, puisqu'il existe sur "youtube" une parodie de la chanson éponyme de Balavoine qui le concerne...
Mais autant Daniel Balavoine "voulait de son Aziza", autant nous ne voulons pas des pseudo-journalistes comme Haziza serviles avec les puissants et durs avec les faibles.
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