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Commentaire de Onecinikiou

sur Diabolisation n'est pas raison : décrédibiliser le FN


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Onecinikiou 1er mars 2014 18:48

« Si le pays faisait les réformes nécessaires sur le marché du travail, on ne se poserait pas la question d’une préférence nationale. Le chômage serait à la baisse et nous n’aurions pas de législation préférentielle à imposer. »


Votre proposition est parfaitement tautologique, que vous ne le perceviez pas découle de vos présupposés erronés et/ou de vos ignorances crasses en matière de compréhension des structures économiques. 

Evidemment que l’immigration incontrôlé, qui plus est dans un contexte de crise larvée en France depuis trois décennies, est vecteur (et donc générateur) de chômage et de paupérisation. L’immigration jouant ici le rôle d’armée de réserve du Capital. 

En augmentant la demande d’emploi, elle contribue à réduire l’offre. Et quand bien même cette dernière resterait constante (ce qui ne peut être le cas dans la perspective d’une hausse de la productivité par tête, vérifiable empiriquement sur la période), elle participe donc - nécessairement s’entend - au gel ou à la baisse des salaires. C’est mécanique. Cela pèse donc aussi sur les déficits et donc l’endettement de l’Etat-providence, qui va servir de paliatif à cet effet dépressionnaire.

http://www.polemia.com/les-francais-ruines-par-limmigration-de-gerard-pince/

Rajouter à cela l’ouverture intégrale des frontières économiques, soit notre mise en concurrence avec des sphères économiques dont les standards sociaux, fiscaux, environnementaux, sont radicalement différents des nôtres, et vous vous retrouvez avec les salariats occidentaux pris entre le marteau et l’enclume. L’immigration importée jouant ici le parfait pendant des délocalisations, et participant au renversement des termes du rapport de force Capital-Travail au grand - et exclusif - bénéfice du Capital transnational. 

Capital dont vous vous révélez, par votre discours lénifiant relativement infantile, l’allié objectif, et sinon l’éternel idiot utile. Et l’on est jamais mieux manipulé lorsqu’on est inconscient de l’être, drapé dans ses idéaux mortifères et sa bonne conscience pour ados pré-pubères.

Dans cette optique de compression généralisée de la masse salariale, cause d’une insuffisance structurelle de la demande elle même génératrice de crise, le seul moyen pour ne pas assister à l’effondrement du niveau de vie, du pouvoir d’achat, du revenu disponible, finalement en cours, est de palier à cette compression par le recours et le développement déraisonnable de l’accès au crédit.

Vous avez là résumé la crise dite des « subprime », directement responsable de l’explosion de la bulle de crédit mi-2007. Voilà à quoi nous conduit vos raisonnements faussées. 

J’attends d’ailleurs avec une impatience non-dissimulée que vous tentiez de discréditer l’idée que la monnaie unique n’est pas viable, et donc qu’il faudrait urgemment en sortir, en bon ordre si possible. 

Je vous cite à la volée quelques noms d’économistes (et parmi eux quelques prix Nobel) qui pourtant la soutienne (ou l’ont soutenu) tout à fait rigoureusement : Krugman, Stiglitz, Friedman, Allais, Gréau, Berruyer, Roubini, Cotta, Sapir, Rosa, Saint-Etienne, Lordon, voire même Aglietta qui s’est résolu à cette vision récemment.

Montrez-nous vos compétences en la matière, je vous répondrai si besoin est.

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