BHL est le pur produit, est surtout le pur produit du colonialisme, il fut un temps patron d’une scierie en Afrique.
( Mais force est de constater que dans la
brillante famille Lévy, il nous manque quelques cartes. Ainsi, on
connait plutôt mal le père, André. C’est que Bernard-Henri ne la ramène
pas trop sur le paternel. À moins, bien entendu, d’occulter le plus
intéressant, à savoir les affaires africaines de la famille, qui durant
de longues années, exploita le bois précieux de Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Gabon.
« Exploiter » est bien le terme qui convient, vu les conditions de vie et de travail moyenâgeuses imposées aux ouvriers dans les concessions gérées par l’entreprise des Lévy, la Becob.
Salaires en retard, équipements sanitaires déplorables, un ruisseau
pollué pour s’alimenter en eau… Chargé de la communication interne, puis
vice-président du conseil de surveillance, et même dirigeant pendant
deux ans, Bernard-Henri s’est sérieusement impliqué dans la boutique
familiale.
Et tandis que la sueur africaine
irriguait généreusement son compte en banque, à quelques milliers de
kilomètres de là, Bernard-Henri distribuait les leçons de morale sur la dignité humaine.
S’assurant au passage que les récalcitrants soient bien marqués du
sceau de la barbarie, dont lui seul possédait le cachet d’attribution,
comme ça c’est plus simple.
Et quand, vers le début des années quatre-vingt, la promesse de gains
toujours plus juteux semble s’éloigner car les affaires périclitent,
Bernard-Henri fait habilement jouer ses relations politiques pour
décrocher un prêt de plusieurs millions de francs, à un taux
particulièrement avantageux, puisé dans… les caisses de l’Etat français !
Plus tard, ce sera au tour de François Pinault de voler au secours de la Becob, en prenant une participation dans le capital,
avant de devenir seul maître à bord. François Pinault, dont l’amitié
ancienne avec le Grand blond à l’œil au beurre noir de la Trinité-sur-Mer
n’a, manifestement, jamais froissé la conscience de notre
anti-lepéniste de carnaval. Le rachat final de la Becob sur une
valorisation de 800 millions de francs, un peu plus de 120 millions
d’euros, lui aura probablement donné le vertige.)
http://diktacratie.com/lhomme-qui-exploitait-la-foret-africaine-mais-qui-ne-voulait-pas-que-cela-se-sache/