Monsieur Pelletier.
Suite de : Hautaine
et distante, Ségolène
Royal à la peine pour recruter un secrétaire d’Etat.
Je fais tourner votre compteur. Monsieur l’auteur ayant le plus de
commentaires, on dit merci qui ?
Si l’on en croit
les récits de ses anciens collaborateurs, travailler auprès de Ségolène Royal
n’a rien d’une sinécure. Au lendemain de l’échec de la campagne pour la
présidentielle de 2007, plusieurs cadres du Parti socialiste avaient dénoncé la
difficulté de travailler avec l’ancienne présidente de la Région Poitou-Charentes.
Claude Allègre, qui fut
son ministre de tutelle déclarait dans « 10+1 : Questions à Claude Allègre sur
l’École » : « elle m’a créé des difficultés (…) je constatais qu’elle était
hautaine et distante avec ses collaborateurs surtout ceux d’en bas (...) Son
sourire n’apparaissait que par utilité ». L’ancien ministre de l’éducation fut
d’ailleurs l’un des plus farouches opposants à la candidature de Royal face à
Nicolas Sarkozy. Un combat
dont il a détaillé les motivations en septembre 2007, dans « La Défaite en
chantant », estimant qu’elle n’avait pas les capacités suffisantes pour
accéder à la présidence de la République.
Un autre collaborateur
de Ségolène Royal au cabinet des Affaires scolaires, le philosophe Alain
Etchegoyen, confirme ces informations dans « Votre devoir est de vous taire »
(2005). Il dira de leur collaboration : « Ce fut une expérience qui restera parmi
les deux ou trois plus décevantes et plus pénibles que j’ai faites dans le
monde politique ». Ces relations houleuses l’amèneront à démissionner de son
poste. Dans sa lettre de démission adressée à Claude Allègre, il dénonce « les
comportements et mœurs insupportables de Mme Royal. »
A suivre…
Serviteur,
Monsieur.