Bonsoir Fergus,
Ce n’est pas très fréquent, mais je suis en total désaccord avec vous. Je doute qu’il y ait en France beaucoup de gens persuadés que Valls et sa politique résoudront le problème du chômage. Primo parce qu’ils sont assez malins pour voir que cet individu est ignare en économie, secundo parce qu’il dirige un gouvernement composé à 90% des mêmes ministres que le précédent. La popularité de Valls - promise à être éphémère - il faut aller la chercher dans un très vieux registre qu’on aurait pu espérer obsolète en ces temps. C’est celle de « l’homme à poigne » (en d’autres termes du « matamore ») qui a déjà tant bénéficié à Sarkozy, pour ne citer que le plus récent. En ciblant les fonctionnaires, les chômeurs, les retraités, les bénéficiaires des minimas sociaux et les étrangers (les Roms), ce triste personnage se met au niveau de tous les Cafés du Commerce du pays. En temps de crise, taper sur « l’autre », celui qui a nécessairement beaucoup plus d’avantages que soi, vous savez très bien que c’est l’exercice préféré de tous les peuples du monde. Dans quelques mois, quand ses rodomontades seront restées sans effet, la baudruche Valls se dégonflera et rejoindra le naufragé Hollande. Et ça ira très vite, car la plus grande partie de sa popularité lui vient de la droite, qui, devant ses échecs annoncés, s’en retournera très vite vers ses « héros » naturels.
En essayant de rationaliser un phénomène absurde - un Premier ministre immensément plus populaire que le président dont il applique pourtant à la lettre la politique - je crains que vous ne fassiez qu’ajouter à la confusion. D’autant plus que le chômage n’est pas la seule préoccupation des Français, qui se soucient également, et à juste titre, du pouvoir d’achat, de la protection sociale, de la sécurité et de bien d’autres choses.
Cordialement