Inversion des perspectives :
« le système s’assure le pouvoir d’influencer, de manipuler et de contrôler le plus grand nombre »
Cette personnification du mal sous le concept d’un « système » risque de le renforcer (le mal) en nous dissuadant d’affronter nos responsabilités individuelles.
cf La Boétie et son « Discours de la servitude volontaire »
« C’est bien le peuple qui délaisse la liberté, et non pas le tyran qui la lui prend » disait-il ...
"Mais l’idéologie, les passe-temps ludiques et les diverses superstitions ne peuvent endormir que le « gros populas »,
....
Ainsi, même sous un régime autoritaire, il y en aura toujours pour résister.
.....
Ainsi, si le tyran veut maintenir sa domination, il doit trouver un autre stratagème pour les gens instruits. C’est là « le secret et le ressort de la domination, le soutien et le fondement de toute tyrannie » :
rendre ces gens « complices » des « cruautés » du tyran, les asservir
en leur donnant l’occasion de dominer d’autres à leur tour. Ce sont donc
les courtisans qui se font les complices de la tyrannie, perdant du même coup leur propre liberté.
"
Le troufion qui appuie sur la gachette est-il exempt de toute responsabilité ? Qu’en est-il aussi de l’électeur qui cautionne un dispositif de légitimation manifestement désadapté ? ... ou du grouillot de service qui va me demander de payer une note injustifiée à l’huissier acheté par Véolia ? ...