Bonjour et merci pour votre intervention.
Je ne dis pas, certainement pas, que l’abstention puisse changer quoi que ce soit à l’état des choses, et je déplore d’être, de facto, mis dans le même sac que des gens qui, eux, se moquent totalement de la politique.
Ma réaction du moment est dépitée, quoi que calculée, non désespérée.
En toute sincérité, je pense que le changement va venir d’une nouvelle façon de faire de la politique, j’en suis convaincu, et il serait extraordinaire que la révision démocratique attendue s’amorce en France. On parle souvent de l’exemple islandais, mais l’Islande n’est pas la France : sa population s’élève à celle d’une ville comme Bordeaux et y est en outre ethniquement, culturellement homogène ce qui, il faut le reconnaître, facilite le consensus et la liaison sociale autour de valeurs communes. Pour que ce soit possible en France, pays de 65 millions d’âmes, il faut que l’on commence par s’interroger sur le bien commun, et le « bien commun » n’est ni le bien des plus riches, ni celui des plus pauvres, ni le bien des autochtones de longue date, ni celui des nouveaux arrivants.
Le bien commun, c’est l’application des règles de la justice distributive, celle qui attribue et rétribue en fonction du bénéfice que la communauté tire des actions de chacun. Le bien commun considère donc une communauté de citoyens, non une société d’individus déliés, d’ayants droit soucieux de la taille de leur bifteck dans l’assiette. Si je suis dans le vrai, mesurez-vous le chemin à faire pour que nous y parvenions ? D’où des mesures qui en découlent selon moi : fin des partis politiques, de la professionnalisation et instauration d’un « temps politique » bénévole dans la vie des gens, entre le « temps professionnel » et le « temps domestique ». Je me suis escrimé à formuler tout ceci dans un livre que je tente actuellement de faire paraître.
Donc non, je ne souhaite pas rejoindre ou soutenir un nouveau parti. Comment puis-je alors escompter le changement ? Là est le problème : je finis par ne croire au changement que dans la douleur et le désordre momentané, car la France est coutumière du fait. Un mal pour un futur bien en somme. Je ne dis pas que j’espère ce scénario, je dis que c’est celui qui a le plus de chances d’advenir. Je vais tenter un pronostic : considérons que notre Président « normal » aille au bout de son mandat (ce qui serait déjà un exploit dans l’état actuel des choses). Eh bien je pense que le scrutin présidentiel de 2017 aura ensuite de grandes chances d’être le dernier, car la droite prendra le relais et sera, elle aussi, incapable de redresser la barre. Idem pour Le Pen. Le problème est structurel avant que d’être conjoncturel.
Bonne journée à vous,
EG
19/06 09:57 - Éric Guéguen
19/06 09:32 - claude bonhomme
18/06 17:08 - Éric Guéguen
18/06 17:03 - claude bonhomme
@ l’auteur Donc la prochaine fois, vous vous engagerez dans la Marine ? Mais en gardant (...)
10/06 23:50 - Attilax
C’est clair :-) Mais je suis plus pessimiste que vous, je crois que c’est la (...)
05/06 23:40 - Éric Guéguen
Le pouvoir corrompt les gens corruptibles. Je ne pense pas que le pouvoir soit un mal en soi, (...)
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