Bonjour Mr Asselineau
L’analyse ou plutôt le compte rendu, est excellent comme d’habitude dirons nous, toutefois je ferai deux remarques.
Tout d’abord, il est malhonnête de parler d’impérialisme US, Allemand ou même Britannique sans évoquer l’impérialisme français. La différence tient essentiellement dans le fait que c’est le seul empire français qui fut vaincu en juin 1940. Mais il n’y a pas d’impérialisme sans volonté hégémonique de domination, le reste étant affaire de moyens.
Le général de Gaulle, c’est le nez de Cyrano de Bergerac, incarnant la fierté de la France.
La seconde remarque, c’est que si De Gaulle aurait sans doute toujours lutté contre la mondialisation, ce ne serait certainement pas par son incapacité à en prendre conscience, mais d’accepter cette évolution nécessaire de l’état du monde en raison de son ancrage personnel à une réalité dépassé. De ne pas pouvoir accepter que la patrie, la France, se doit de prendre sa place dans un ensemble plus grand, non pas basé sur la domination de l’un sur les autres, mais bien au contraire, sans plus de domination, sans plus d’empire, simplement des cultures se reconnaissant et coopérant entre elles.
Car l’ereur ou la tromperie, consiste à confondre les dirigeants US, aux ordres de leur ploutocratie, de ceux qui détiennent le capital, d’avec leur citoyens, eux mêmes sous l’emprise de ces ploutocrates. De telle sorte qu’il est important de ne plus parler des USA mais bien de stigmatiser leurs dirigeants pour les mettre en opposition avec les citoyens US. Le combat n’est pas contre la mondialisation, mais contre une forme de mondialisation, renvoyant à la lutte des classes et non entre nations.