La première et la dernière prison des peuples sont les frontières qu’on érige avec des barbelés et qu’on défend avec des canons.
Ce n’est qu’une fois débarrassé de ces frontières là, où ne restera que les frontières naturelles, celle de nos cultures faites sous le patronage de la nature, que les peuples se seront libérés du joug de leurs geôliers, ces maîtres à qui nous vendons notre espace et notre temps. Et qui maintenant réclament la désintégration des cultures pour mieux désintégrer la nature qui l’a fait vivre. Pour l’asservir encore plus en le coupant de ses racines culturelles. Non pas qu’il ne doit pas exister une culture mondiale, mais que celle ci soit le fait de l’affect et non de l’bject. De la sincérité et non de l’hypocrisie. De l’échange et non du pillage. De la communion et non de l’exclusion. De la confiance et non de la peur. Sans même parler de générosité et encore moins de la pitié ce mot infecté.
Ce jour là, l’humanité saura effectivement ce que veut dire vivre libre dans un monde sécurisé, en paix, parce qu’il n’aura plus de raison de se battre pour un morceau de terre, celle ci ayant retrouvé dans l’esprit de l’homme son unité originelle, son universalité, mais forte de sa diversité culturelle. Et nous pourrons marcher librement, sans entrave, partout ou nos pas veulent aller, sans crainte d’être mal accueilli, mais invité à partager un repas fait de toutes les saveurs locales. Que nous emporterons dans nos souvenirs, sans plus penser à piller, mais à préserver un trésor pour ceux qui suivrons.
Le prix de tant de larmes et de sueurs de nos ancêtres, trouvera alors sa pleine récompense et reconnaissance, par cette diversité qu’ils auront fait naître tout à la fois malgré et grâce à eux. Et notre propre récompense sera de voir les yeux de nos enfants briller de tant de possibilité de découvertes offertes, qu’une vie entière ne saurait parcourir si tant est que cela fut son désir. Car bien des gens se suffisent à bien profiter de ce qu’ils connaissent, une habitude qu’ils découvrent toute leur vie à travers les êtres chers qu’ils ne se sont jamais résolu à quitter. Et pourquoi donc serais ce nécessaire à la liberté ? Non, la liberté c’est être soi dans sa véritable nature d’être, car il est bien connu que la plus grande des prison est celle de notre esprit, la seule qui vous interdit d’être véritablement soi pour être libre...
25/10 14:31 - jack mandon
Bonjour Alinea, Liberté… Belle écriture à l’image bondissante camargaise que (...)
07/07 19:14 - alinea
07/07 19:13 - alinea
Je n’ai pas tout lu encore ! Mais deux choses, à chaud : j’ai entendu de la bouche (...)
07/07 18:50 - lermontov
Justement ’intelligence et technologie’ : ce qui sous tend ces sociétés est une (...)
07/07 18:45 - alinea
07/07 18:44 - alinea
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