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Où est le déclencheur de mutations ?
Une mutation n’a pas forcément besoin d’un déclencheur externe. Une erreur de recopie de l’ ADN au moment de la division cellulaire suffit. Cet événement, par nature aléatoire, voit son incidence augmenter en présence de certains facteurs externes, comme les radiations ( y compris naturelles : la Terre possède des mines d’uranium. Une accumulation naturelle d’ Uranium suite à des millénaires de ruissellement a même formé un réacteur naturel en Afrique il y deux milliards d’années ). En fait, dans chaque organisme, des cellules mutent en permanence. C’est le moteur de l’ Evolution.
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Qu’est-ce qui fait que ces mutations amèneront toujours une meilleure capacité de survie ?
C’est un biais statistique que de croire cela. En fait, la mutation est soit sans intérêt, soit bénéfique, soit nuisible.
Dans ce dernier cas, en général, l’individu porteur meurt rapidement et n’a pas le temps de propager son génome défectueux. Dans le premier, elle se propage au fil du hasard génétique au fil des générations. Dans le second, elle donne à un individu un avantage sur ses congénères et à moins que le hasard ne le fasse se faire bouffer au sortir de l’oeuf, il peut être le fondateur d’une nouvelle espèce.
En fait, quand on parle de « meilleure capacité de survie », on entends avant tout « une plus grande capacité à supporter un changement environnemental rapide ». Ce qui est primordial pour la survie de l’espèce.
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Pourquoi et comment les mutations permettent la mise en œuvre de solutions très sophistiquées ?
Parce que rien ne se fait d’un coup, mais progressivement. L’oeil en est un bon exemple. Cela a commencé par une tache sensible à la lumière et peu à peu, au fil des générations, des essais issus de mutations diverses de ces taches, une solution simple, pratique et efficace s’est mise en place, permettant la vue.