@Bruno,
Je trouve que, comme d’habitude, vous vous perdez dans bien de conjectures sémantiques.
Je vais vous surprendre mais je ne m’intéresse pas vraiment au créationnisme en tant que construction théorique. Je ne suis créationniste qu’au sens où je pense que Dieu est le créateur. Si je suis admiratif devant toutes les techniques mises au point pour comprendre le fonctionnement du vivant et devant les résultats de ces recherches et leurs applications pratiques, je suis désolé de vous dire que concernant nos origines, je me contente de ce que m’en dit la Bible.
Mais je trouve inacceptable d’écarter toutes les autres théories au profit d’une seule imposée par des scientifiques arrogants et impies.
Historiquement, le darwinisme (peu importe comment vous l’appelez, moi je l’appelle comme je veux) a été utilisé, malgré son caractère imparfait, pour mener une offensive athée contre l’Eglise. A ce moment-là, elle a perdu son rôle de matrice neutre pour la recherche pour devenir autre chose, un nouveau dogme, une alternative à la foi.
Il faut dire qu’à l’époque, les dirigeants des églises officielles on manqué de courage, se sont parfois dédits ou ont même essayé d’adapter la Bible à l’évolutionnisme qui était alors devenue la référence absolue.
Même les musulmans, qui semblent aujourd’hui commencer à la remettre en question, l’ont utilisée pour mettre en doute les écritures bibliques. Le Coran serait, selon eux, plus conforme à la théorie que la Bible (cf. le livre « La Bible, le Coran et la Science » de Maurice Bucaille, qui règle lui aussi visiblement ses comptes avec l’Eglise).
L’apparition d’une nouvelle génération à la foi décomplexée (et pas seulement islamiste) qui n’accepte plus le diktat du darwinisme et de ses adeptes me réjouit parce qu’elle permettra d’élargir le débat.