@Herve
-Ainsi, si on place la cause
dans la la structure de l’état, alors en effetn on peut dire que le chef est la
conséquence de cet « état de fait ».
------> Tout à fait.
-Mais c’est faire l’impasse
sur une donné existentielle (pour bien appuyer sur son caractère fondamental)
de la relation de causalité, à savoir le point de départ du processus itératif
ou de causalité. Autrement dit, vous partez de l’hypothèse que la structure
étatique est immanente, donc qu’elle est antérieure à la volonté humaine
d’appropriation de la terre !
------> Je pense que l’apparition de l’Etat
coïncide avec celle de la propriété et que tout cela est lié à un contexte
structurel qui les englobe : pour
des raisons multifactorielles (dont l’un des plus importants serait un
changement climatique), l’homme est passé de l’état de chasseurs cueilleurs vivant sans Etat et sans propriété à celui de
sédentaire. Ce passage de l’état de prédateur naturel à celui de producteur va
entrainer un changement radical de la structure sociale qui va avoir pour
conséquence : une augmentation de la démographie, une apparition du
surplus et du stock, l’apparition de la propriété privée, l’apparition des
inégalités, le passage du matriarcat au patriarcat, apparition de religions, l’apparition de l’Etat, de violences intra
communautaires institutionnalisées etc.
La volonté est ici contrainte par ce changement structurel.
Il ne s’agit pas de quelque chose d’inné mais d’acquis qui découle des conditions
matérielles d’existence.
Votre remarque sur la
capitalisation du temps est très intéressante.