« Effectivement, le point conceptuel que vous soulevez ( »impact de double démocratie" ) me semble tout à fait pertinent.
( Si j’ai omis de vous en témoigner explicitement ma reconnaissance - autrement que par un ’+’ anonyme pour l’article, c’est bien en supposant que mes références aux réflexions conceptuelles du fameux « Contrat social » témoigne de l’intérêt conceptuel accordé à votre article )
Je serais chagriné de vous voir traiter avec une pointe d’ironie l’aspect conceptuel de ces questions en l’assimilant à des « grands principes philosophiques ».
Si jamais les concepts et la philosophie intéressaient une majorité de Français, comment ne pas respecter cet aspect de la volonté générale et refuser d« admettre que cela puisse constituer un levier d’action au moins aussi efficaces que bien des agitations suscitées par je ne sais trop quelles »philosophies de l’action" ?
Ceci dit, reprenons le débat en approfondissant ce point précis, emblématique de l’aspect rhétorique qui me chiffonne un peu tout de même.
Lorsque vous écrivez
« Leur démocratie interne qui tient à leurs statuts, et la démocratie du peuple qui élit ses représentants »
je peux difficilement vous suivre, attendu que nous n’avons alors probablement pas la même idée de l’idéal démocratique. (D’où la démarche, qui m’avait semblé de bon sens, de revenir à des considérations conceptuelles notoirement célèbres et consensuelles )
Est-ce qu’une « démocratie » peut être assurée par des statuts ? ...
Est-ce qu’une « démocratie » peut être assurée par une « représentation » élective ? ...
Dans l’exemple que vous avancez ensuite je ne vois pas en quoi l’argument cité serait « irrecevable », si ce n’est justement en raison de la confusion entretenue par le refus de questionner scrupuleusement et rigoureusement les concepts.
Ce qui est irrecevable c’est d’additionner des carottes et des torchons. La légitimité officielle reconnue (ou imposée) au sein d’une association n’a certes pas à être comparée à la légitimité officielle reconnue (ou imposée) au sein d’une commune. Il n’en reste pas moins que, procédurièrement, tout citoyen de l’association qui appartient à cette commune est censé se soumettre d’abord à la légitimité officielle de sa commune avant de se soumettre à la légitimité officielle de son association.