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Commentaire de PETIT COURS DE CORAN

sur Moussaoui, démon de l'absurde


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PETIT COURS DE CORAN (---.---.95.95) 6 avril 2006 20:47

Nous sommes toujours à la bataille du Fossé...

Ibn Ishâq dit : L’Envoyé d’Allah et ses compagnons vécurent dans un état de peur et de détresse - que Dieu a décrit ( dans le Coran) - par suite du siège leur fut imposé par l’ennemi.

Sur ces entrefaites, Nu’ayam b. Mas’ûd b. ’Âmir b. ’Unayf b. Tha’labah b. Qunfud b. Hilâl b. Khalâwah b. ’Ashja’ b. Rayth b. Ghatafân - vint à l’Envoyé d’Allah et lui dit : « Ô Envoyé d’Allah ! J’ai embrassé l’Islam, mon peuple ne sait pas que je suis devenu musulman . Ordonne-moi de faire ce que tu voudras . »

L’Envoyé d’Allah lui dit : « Tu n’es qu’un seul homme parmi nous. Essaie de faire défection les uns aux autres de nos ennemis afin qu’ils partent , si tu peux. Car la guerre est une ruse. »

Nu’aym b. Mas’ûd partit pour voir le Banû Qurayzah- il était leur commensal avant l’islam- et il leur dit : « Ô Banû Qurayzah ! Vous connaissez mon amitié pour vous et la familiarité entre vous et moi. »

Ils répondirent : « C’est vrai. Tu n’es pas suspect à notre égard. »

Il leur dit : « Les Quraysh et les Ghtafân ne sont pas comme vous, car la ville (al-Madînah) est votre ville, et là-dedans il y a vos biens, vos fils et vos femmes. Vous ne pouvez pas la quitter pour une autre ; Quraysh et Ghatafân sont venus pour faire la guerre à Muhammad et ses partisans. Vous les soutenez contre lui, tandis que leur pays, leurs biens et leurs femmes ne sont pas d’ici, ils ne sont donc pas comme vous. S’ils trouvent une opportunité (pour gagner) ils la saisiront ; sinon, ils rentreront dans leurs pays et vous laisseront seuls face à lui. Vous ne pouvez pas lui tenir tête, s’il se trouve en face de vous seuls : Ne combattez donc pas à côté de ces gens avant de prendre comme otages des notables parmi eux, qui seraient en vos mains comme des garanties pour vous en échange de combattre Muhammad à côté d’eux. »

Il répondirent : « Tu as donné le bon conseil ».

Puis Nu’aym b. Mas’ûd partit et alla vers Quraysh. Il dit à Abû Sufyûan b. Harb et à ceux qui étaient avec lui de parmi les Quraysh :

« Vous connaissez mon amitié pour vous et que je ne suis pas avec Muhammad. Je suis informé de quelque chose que je vois qu’il est de mon devoir de vous en informer, à titre de conseil sincère. Je vous prie de ne pas le divulguer. »

Ils répondirent « Nous ferons cela. »

Il dit : « Sachez que les juifs se sont repentis de ce qu’ils avaient fait en ce qui concerne leur relation avec Muhammad. Ils lui ont envoyé dire : nous nous sommes repentis de ce que nous avons fait. Est-ce que cela te satisfait de prendre des deux tributs les Quraysh et les Ghatafân, des notables , que tu tueras, puis nous serons avec toi contre ceux qui restent d’eux, afin de les anéantir ? Muhammad a envoyé leur dire qu’il était d’accord. Donc, si les juifs vous envoient demander des otages de parmi vos hommes, ne leur donner aucun. »

Puis Nu’aym partit et alla chez les Ghatafân et leur dit : « Ô gens de Ghatafân ! Vous êtes mon origine et mon peuple. Vous êtes mes plus chers parmi les hommes ; je crois que vous n’avez aucune suspiscion à mon égard. »

Ils répondirent : « tu as dit la vérité tu n’es pas suspect à nos yeux. »

Il dit : « tenez secret ce que je vais vous dire. »

Ils dirent : « Qu’est-ce que c’est ton affaire ? »

Il leur dit quelque chose de semblable à ce qui avait dit aux Quraysh, et les mit en garde comme il avait fait avec les Quraysh.

La nuit de samedi du mois de Shawwâl, an V, Dieu - par sa bonté divine pour son Envoyé- a fait que Sufyân b. harb et les chefs de Ghatafân ont envoyé aux Banû Qurayzah : ’Ikrimah b. Abî Jhal avec un groupe de gens de parmi les Quraysh et les Ghatafân qui leur ont dit : « Nous ne pouvons pas demeurer ici longuement. Nos chameaux et nos chevaux ont péri. Allez donc au combat , afin que, afin que nous l’engagions avec Muhammad et d’en finir avec lui. »

Les juifs leur envoyèrent dire : « Ce jour est un samedi et nous n’y travaillons pas. Quelques-uns de (nos ancêtres) y ont travaillé ; et il leur arriva ce que vous n’ignorez pas. D’ailleurs nous ne combatrons Muhammad à vos côtés que si vous nous donnez par avance des otages de parmi vos hommes, qui seront entre nos mains come garantie pour nous ; Car nous craignons que, si la guerre pèse lourdement sur vous, et que le combat vous advienne atroce - vous ne retourniez vite à vos pays et que vous nous abandonniez, ce qui laissera l’homme (Muhammad) demeurer dans notre ville, et dans ce cas, nous ne pouvons pas lui tenir tête. »

Lorque les messagers retounèrent avec que ce les Banû Quraysh avaient dit, les Quraysh et les Ghatafân se dirent : « Par Dieu, ce que nous a dit Nu’aym b. Mas’ûd est vrai. » Ils envoyèrent dire à Banû Quraysh : « Nous jurons par dieu que nous ne vous donneront aucun homme de parmi nos hommes. Si vous voulez combattre, combattez donc. »

Lorsque les messagers ont communiqué cette réponse aux banû Quraysh, ceux-ci se dirent : « Ce que Nu’yam b. Masûd nous a dit est vrai. Ces gens-là (les Quraysh et les ghatafân) ne veulent que le combat : s’ils trouvent une opportunité (pour gagner), ils la saisiront ; sinon, ils rentreront dans leurs pays et nous laisseront seuls en votre ville face à lui. » Les juifs envoyèrent dire aux Quraysh et aux Ghatafân : « Nous jurons par Dieu que nous ne combattrons Muhammad à vos côtés que si vous nous donner en avance des otages. »

Les Qurayshet les Ghatafân refusèrent ; et Dieu a mis la dissension entre eux, et envoya sur eux un vent (violent) durant des nuits pluvieuses et très froides qui renversa leurs marmites et leurs camps.

Lorsque l’Envoyé d’Allah apprit leur dissension et ce que Dieu a mis de désunion entre eux il appela Hudayfah b. al-Yamân, et l’envoya à eux pour voir qui leur arriva, pendant la nuit.

Ibn Ishâq dit : Yazîd b. Ziyâd, sur l’autorité de Muhammad b. Ka’b al-Qurazî, m’a rapporté qu’un homme d’al-Kufah avait dit à Hudayfah b. al-Yamân : « Ô Abû ’Abd Allah ! Avez-vous vu l’Envoyé d’Allah et étiez-vous en sa compagnie ? »

Hudayfah répondit : « Oui, fils de mon frère. »

L’autre dit : « Comment faisiez-vous ? »

Hudayfah répondit : « Nous endurions des peines » ;

L ’autre dit : » Je jure par Dieu que si nous vivions en son temps, nous ne l’aurions pas laisser marcher par terre : nous l’aurions porté sur nos épaules. »

Hudayfah dit : « Ô fils de mon frère ! Nous étions avec l’Envoyé d’Allah dans le Fossé. Il a prié pendant une bonne part de la nuit, puis ils se retourna vers nous et dit : « Quel homme voudra allez voir ce que ces gens (les ennemis) avaient fait, et revenir nous en informer ? »

L’Envoyé d’Allah mit comme récompense que s’il revenait, il prierait Dieu de la faire son compagnon au Paradis. Mais aucun homme de parmi nous ne se présenta à cause du grand effroi, de la grande faim, et du grand froid. Lorsque personne ne se présenta, l’Envoyé d’Allah m’appela- j’étais obligé de répondre à son appel- et il m’a dit : « Ô Hudayfah ! Va et entre au milieu de ces gens, et vois ce qu’ils font : ne fais rien avant de revenir à nous. »

Je suis allé et je me suis faufilé à travers ces gens, pendant que le vent et les soldats de Dieu faisaient d’eux ce qu’ils faisaient : ne ménageant aucune marmite , ni aucun feu, ni aucune tente. Abû Sufyân se leva et dit : « Ô gens de Quraysh ! Que chacun voie à côté de qui il est assis ? »

Hudayfah dit : « J’ai appris la main de l’homme qui était assis à côté et je lui dis : » Qui es-tu ? » Il me répondit « je suis un tel, fils de tel . »

Puis Abû Sufyân dit : « Ô gens de Quraysh ! Vous n’êtes pas ici dans une maison de demeure . Les chevaux et les chameaux ont péri ; Banû Quraysh n’a pas tenu sa promesse avec nous, et nous avons appris de leur part ce que nous detestons. Nous avons souffert de la violence du vent que vous voyez : aucune marmite n’est à sa place, aucun feu ne s’allume, et aucune tente ne tient bon. Partez donc : moi je pars. »

Puis il alla à son chameau qui était lié, il s’assit dessus, le frappa, et le chameau sauta sur ses trois pieds. Par Dieu, je jure que son ’Iqâl (corde avec laquelle on attache le bas du pied du chameau, en lui pliant la jambe au haut de l’épaule) ne fut délié qu’il était déjà debout. »

Si ce n’était mon engagement envers l’Envoyé d’Allah de : « ne rien faire avant que tu reviennes à moi », j’aurai tué Abû Sufyân par une flèche. »

Abû Hudayfah poursuit son récit : « Je suis retourné à l’Envoyé d’Allah qui était en ce moment en train de prier vêtu d’un mirt marâjil ( robe à manches très courte dont on s’enveloppe comme d’un manteau, ici avec une sorte de dessin coloré fabriqué au Yémen) qui appartient à l’une de ses femmes ; Lorsqu’il m’aperçut, il m’a approché de ses pieds, et m’a couvert de l’extrémité du mirt. Puis il fit la génuflexion et se prosterna par terre, pendant que j’étais couvert du mirt. Quand il dit la salutation, je lui racontai la nouvelle.

Les Ghatafân eurent connaissance de ce que les Quraysh avaient fait, et ils retounèrent vite à leur pays.

Ibn Ishâq dit : Le lendemain matin l’envoyé d’Allah quitta le Fossé et rentra lui et les musulmans à al-Madînah et déposèrent leurs armes.

Et oui chers lecteurs, c’est ainsi qu’Alla le Dieu unique et tout puissant s’amuse à conquérir ses créations....et que Mahomet son Prophète peut continuer son apostolat sanglant... car c’est à partir de cet épisode que l’on va comprendre la campagne ( heu disons plutôt génocide) contre les Banû Qurayzah en l’an V.

Allah a soif de sang et, à peine la bataille du Fossé enterré...

Ainsi selon Ibn Ishâq....

« Vers midi, Gabriel (l’archange) vint à l’Envoyé d’Allah selon ce que m’a rapporté al-Zurhî - coiffé d’un turban de soie et monté sur une mule sur laquelle il y avait un bât couvert d’une couverture en brocart.

Il dit à l’Envoyé d’Allah « As-tu déposé les armes ? »

L’Envoyé d’Allah lui répondit : « Oui »

Gabriel dit : « Mais les anges n’ont pas encore déposé les armes ; je reviens maintenant après avoir poursuivi ces gens (Quraysh et ghatafân). Dieu -Tres haut- t’ordonne, Ô Muhammad de marcher contre Banû Quraysh, moi je me dirige vers eux et je secouerais leurs fortins. »

(Suite au prochain épisode...nous tenons à informer les parents que ce programme pourrait heurter les sensibilités et qu’à ce titre il est indispensable que leur enfants le suivent afin de voir ce qu’est vraiment une Vraie religion de paix et d’amour (musulman)...au cas ou ils n’auraient pas encore compris...)


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