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Commentaire de trash1981

sur Béatifier un protecteur de nazis ?


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trash1981 25 octobre 2014 01:48

« Finalement, Zemmour a eu des ancêtres, même qu’ils écrivaient mieux que lui...

Excellent ! J’ai cru que j’allais m’étouffer ! Franchman, cé vré. Keskil aicris mâle le fransé zemmour. xptdr

Mais je rejoins jarnicoton : Morice, qui tient à préciser dans sa présentation qu’il est athée, et tient des propos insultants sur les croyants dans certains de ses articles, estime qu’il a son mot à dire sur les bienheureux de l’église. Logique...

Sinon, pour éviter que morice ne fasse la même erreur que Zemmour,  » qui ne voit l’histoire que par un seul côté de sa lorgnette biaisée« , voici une liste rapide (source Wikipedia...) de quelques exemples de résistance catholique au nazisme. Histoire de rappeler que les choses ne sont jamais ni noires ni blanches (particulièrement à cette époque). Rappelons aussi que des individus de toutes les croyances, origines et courants de pensée ont lutté contre le nazisme tandis que certains de leurs semblables les aidaient ou les laissaient faire. Je rigole toujours quand j’entends parler des français pendant la guerre, qui étaient soit résistants soit collabos. L’analyse manichéenne dispense de l’intelligence, c’est super pratique.

@morice : suite à ce message, n’oubliez pas svp de rajouter »catho-facho" à la liste des qualificatifs que vous m’attribuez : partisan d’extrême-droite, fainéant, suisse, amateur de hard rock, mouché, et j’en passe... smiley

Résistance catholique

Hitler tente de se concilier les catholiques avec le concordat signé avec le Pape en 1933. Mais, en tant que minorité, les catholiques furent souvent portés à la résistance antinazie. Avant même 1933, les bastions électoraux du parti catholique Zentrum étaient les moins perméables à la propagande nazie.

Autorités officielles de l’Église catholique
  • Encyclique Mit brennender Sorge du pape Pie XI (14 mars 1937), lue en chaire dans toutes les églises d’Allemagne le 21 mars 1937, dimanche des Rameaux. Cette encyclique a été publiée par le Vatican en allemand. Elle est distribuée dans les églises et diffusée dans la presse le 22 mars 1937. Les nazis déportent 306 prêtres au camp de concentration de Dachau.
  • Konrad von Preysing (évêque de Berlin) : un des rares évêques ouvertement antinazi.
  • Erich Klausener (directeur de l’action catholique de l’évêché de Berlin) organise une énorme messe en plein air, puis est assassiné le 30 juin 1934.
  • Michael von Faulhaber (archevêque) proteste en 1940 auprès du ministre de la Justice au sujet de l’assassinat des invalides et des malades mentaux.
  • Clemens August von Galen (évêque de Münster) proteste officiellement en 1934 contre Alfred Rosenberg (théoricien du nazisme païen). En 1941, il condamne en chaire l’assassinat des malades mentaux et des invalides. Il a été béatifié par le pape Benoît XVI le 9 octobre 2005.
  • Mühler (ancien dirigeant de l’action catholique de Munich) est arrêté en 1933 pour avoir parlé du camp de concentration de Dachau.
  • Bernhard Lichtenberg (prieur de la cathédrale de Berlin) appelle au lendemain de la Nuit de cristal (novembre 1938) à prier pour les Juifs et les prisonniers des camps de concentration (il est mort déporté en 1943). Il a été béatifié par Jean-Paul II le 23 juin 1996 dans le stade olympique de Berlin en même temps que Karl Leisner.
  • Karl Leisner, diacre ordonné le 25 mars 1939 en vue du sacerdoce arrêté par la Gestapo le 8 novembre 1939. Le 17 décembre 1944, dans le bloc 26 du camp de concentration de Dachau, Mgr Gabriel Piguet, évêque de Clermont-Ferrand, détenu lui aussi, ordonne Karl Leisner prêtre. Celui-ci est presque mourant. Il est libéré par l’armée américaine le 4 mai 1945 et part au sanatorium de Planegg (près de Munich) où il meurt le 12 août 1945. Il été béatifié par Jean-Paul II à Berlin en 1996 avec Bernhard Lichtenberg.
Organisations et groupes catholiques

L’opposition catholique put relever la tête début 1944, alors que le soutien au régime nazi s’effondrait dans la population. Le parti catholique centriste Zentrum s’étant volontairement sabordé en 1933 (et non pas détruit par les nazis comme le SPD et le KPD), il avait pu se poursuivre à travers des groupes informels et put donc renaître. Ses chefs, Jakob Kaiser et Max Habermann décident de passer à l’action début 1944. Ils réactivent les réseaux du Zentrum dans l’attente du coup d’État du 20 juillet 1944 contre Hitler.

Initiatives individuelles catholiques
  • Le père Eckert protesta alors au nom de l’éthique chrétienne contre la persécution des Juifs.
  • Père Rupert Mayer (jésuite) : sermons critiques.
  • Père August Froehlich proteste et de la dignité des ouvriers polonais maltraités (mort déporté en 1942).
  • Père Joseph Lenzel assassiné par les nazis pour sa protection des lois et de la dignité des ouvriers polonais maltraités (mort déporté en 1942).
  • Père Albert Willimsky proteste et de la dignité des ouvriers polonais maltraités (mort déporté en 1940).
  • Père Muckermann, exilé aux Pays-Bas, diffuse des tracts condamnant le nazisme et la politique d’Hitler.
  • Margarete Sommer (universitaire) aide des catholiques d’origine juive.
  • Gertrud Luckner (qui travaillait pour l’organisation de bienfaisance catholique Caritas) aide des prisonniers de guerre et des Juifs. Elle sera déportée.
  • Prêtres catholiques de Stettin condamnés : Carl Lamprecht, Friedrich Lorenz, Herbert Simoleit, Alfons Maria Wachsmann, etc.
  • Franz Reinisch (prêtre) est exécuté en 1941 après avoir refusé de prêter serment à Hitler.
  • Max Josef Metzger (prêtre) est exécuté en 1943 pour pacifisme.
  • Nikolaus Gross laïc, syndicaliste, exécuté en 1945, béatifié par Jean-Paul II.
  • Hermann Josef Wehrle
  • Gereon Goldmann aurait agi en solo puis aurait été contacté par un réseau.

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