Votre article est totalement exact. Le principe est bien connu, il est déjà pratiqué par l’Irlande mais de façon ouverte : on fait de la concurrence fiscale aux autres pays. On incite les entreprises qui ne font pas de business (ou peu) chez nous en leur proposant un impôt sur les sociétés très bas. Et on rafle la mise !! Tout le monde vient se fiscaliser chez nous et on gagne plein de pognon sans rien faire !
Votre article est exact... dans une conception ultra-libérale. Les français en veulent-ils ? Encore faudrait-il qu’on leur pose la question et si on se garde bien de la leur poser c’est qu’on connaît déjà la réponse.
Pourtant on y va. Tout ceux qui ont regardé Hollande ce soir lors de sa discussion avec cette brave entrepreneuse du Nord l’ont compris : la compétitivité de la France vis-à-vis des pays frontaliers est mauvaise. Si nos entreprises délocalisaient de l’autre côté de la Manche, elles seraient 3 fois plus rentables ! Ce que l’on ne dit pas, c’est que si on délocalisait en Chine, elles le seraient 15 fois plus. Amusez vous à comparer le niveau de vie d’un français et d’un anglais puis d’un chinois. Toujours plus pauvre, toujours plus rentable.
Comment faisait-on avant ? Nous avons eu des taux d’imposition et de cotisation qui étaient aussi élevés par le passé, voire plus. Qu’est-ce qui a donc changé depuis ? Ah mais oui ! Le monde s’est libéralisé à outrance ! Personne n’avait remarqué ? Je vous propose que l’on appelle ce phénomène, la mondialisation. Et dans quelques années, quand le terme sera devenu ringard, on parlera de globalisation. Ne me remerciez pas, c’est gratos.
Donc nous avons la France qui a un fonctionnement que l’on qualifiera de « club » d’un côté, et puis les pays anglo-saxons avec un modèle dit du CPSG : Chacun Pour Sa Gueule. Depuis la mondialisation™, les Français payent toujours leur cotisation au club mais tout le monde peut venir vendre sa came ici sans rien casquer. Du coup, personne n’achète plus la came des français qui coûte trop cher. Les Français non plus d’ailleurs. Donc les Français se demandent bien pourquoi ils payent une carte de membre quand les autres ont les mêmes avantages qu’eux. Certains de nos brillants politiciens aussi se disent « bah ouais pourquoi on paye au fait ? ».
Mais la France a le cul entre 2 chaises : on a la nostalgie d’un club qui étaient vachement bien mais qui aujourd’hui ne nous rapporte plus rien parce qu’on a sucré tous les privilèges des membres. Mais si on veut s’en sortir, il va bien falloir choisir : abandonner le club et ses cotisations ou bien rétablir les privilèges de ses membres. De Mélenchon à Sarkozy, plus personne ne veut du club. « On ne peut rien faire tout seul ». Bon, il y a quelques exemples dans le monde de pays qui sont tout seuls et qui marchent bien mais, vous comprenez, « ça n’est pas comparable ».
Donc, votre article est complètement, irrémédiablement exact. Mais il a 10 ans d’avance. On le ressortira dans 10 ans dans une France que personne n’aura voulue et qui aura perdu toutes ses valeurs et on se dira « Eleusis Bastiat était un incompris ! C’est lui qui avait raison ! Nous aurions dû faire une concurrence fiscale acharnée au reste du monde dès 2014 ! »
Comme quoi, parfois, mieux vaut avoir tort.
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