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Commentaire de Fergus

sur La mort comme seule issue ?


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Fergus Fergus 8 novembre 2014 13:33

Salut, Alinea.

Le plus tragique dans le suicide est que, bien souvent, il est lié à un évènement anodin qui fait déborder le vase d’une période de déprime. Un évènement qui, le lendemain, n’aurait pas l’ombre d’une chance d’engendrer la même réaction. Curieuse alchimie que celle-là !

J’ai connu un cas particulièrement navrant qui illustre fort bien ce schéma : le fils d’un ami s’est défénestré un jour parce qu’il avait raté ce jour-là un examen, pourtant non déterminant pour son avenir. Cela lui était déjà arrivé sans que rien de négatif ne survienne. Qui plus est, il ne paraissait pas dans un état spécialement dépressif. Pourquoi cette réaction ? Aujourd’hui encore, lui-même (il a été gravement blessé aux jambes après une chute du 3e étage) et ses parents se posent la question sans pouvoir y répondre.

Autre motif de suicide déconcertant : celui qui touche les employés en butte au harcèlement d’un patron ou d’un collègue. Comment peut-on en arriver à cette extrémité alors que la logique comportementale voudrait, soit que l’on claque la porte pour aller voir ailleurs, soit que l’on refile une beigne au harceleur, quitte à être viré(e) ensuite ?

Et que dire, en élargissant la réflexion, du « suicide social collectif » ? Ce suicide qui se traduit, dans les lieux défavorisés, par la mise à feu et parfois à sang de son propre environnement ? Là aussi, comme dans le cas du harcèlement ci-dessus, la logique voudrait plutôt que l’on s’en prenne aux harceleurs ou à leurs maîtres, soit en allant attaquer les ministères, soit en allant terroriser les résidents des beaux quartiers. 

La psychologie humaine est décidément un grand mystère.

Bonne journée.


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