Je ne vous parle pas de foi religieuse au sens strict du terme. Vous ne m’avez pas compris.
Oui, bien sûr j’ai la foi dans le formidable potentiel de l’être humain, en moi, en vous, dans la beauté de la nature, dans le regard de ma fille, dans le sens éventuel que pourra avoir ce que je fais. Ici bas ou plus tard (à définir)...
Je ne l’aurai pas la foi, je serais une bête.
Si je vous dis : « la foi soulève les montagnes ». Vous allez me traiter de bigôt ?
Contrairement à vous, je crois... en Dieu, en Allah, en Jehova, en Bouddha, en Shiva... En tout ce qu’on veut bien me donner parce que ce ne sont que les mots (imparfaits et trop riche de sens) d’un seul et même langage.
Notre vie humaine est trop courte et trop contraignante pour avoir un sens intrinsèque (la vie gérée par les hommes n’est qu’une vallée de larmes). Je ne suis pas sur terre pour bouffer, chier, dormir, me reproduire, gagner du blé et consommer. Yé né souis pas oune massine 
Je crois en tout et pourtant je ne crois en rien non plus, chaque proposition étant jugée et comprise à la lumière des autres. Simplement, je me sens libre d’admirer à chaque fois que possible ce qui est bon dans chaque proposition, sans m’offusquer avec indignation de ce qui est mauvais.
Il n’y a pas de bon système, juste des tentatives.
C’est comme le bourguignon.
J’aime pas les carottes. Mais sans carotte, il n’y aurait pas de bourguignon.
Etre athée, ce n’est pas rejeter, c’est écouter, analyser et comprendre. Croyez-vous que Voltaire n’avait pas la foi ?
C’est un problème de terminologie. Je pourrais ici vous parler de rois nègres et vous seriez assez benêt pour me traiter de raciste.