aux chrétiens de l’Observatoire Chrétien de la Laïcité.
Après renseignement je vois que vous êtes essentiellement des
membres des Réseaux du parvis. Les plus jeunes d’entre vous l’ignorent mais des
anciens s’en souviennent peut-être : nous avons échangé à l’époque où
j’essayais - en vain - de publier mon petit livre Désacraliser la violence
religieuse.
Nous étions en désaccord et je n’ai pas changé d’avis mais, je pense
que vous en conviendrez, la situation, elle, a changé : la violence commise au
nom de Dieu n’a cessé de progresser et j’espère que cela vous a amené, vous, à
évoluer, à vous mobiliser, au sein de votre église ou autre temple, contre la
justification, par les institutions du christianisme, de la prétendue "juste
violence voulue par Dieu" à l’époque de l’Ancien Testament.
Je persiste et je re-signe : c’est cette justification, ce
dramatique attachement à ce qu’il y a de criminogène dans le dogmatisme
catholique depuis 15 siècles, qui conduit l’Église actuelle à se faire complice
de l’islamisme et, donc, à participer, même si c’est indirectement et
partiellement, à la violence commise au nom de Dieu.
Il y a du bon, une réelle volonté de paix, de l’intelligence et de l’ouverture
d’esprit dans les composantes de l’Observatoire Chrétien de la Laïcité et l’une
d’elles, Culture et Foi, a publié, il
y a quelques années, un texte que j’avais titré Contre la violence religieuse,
pourquoi si peu d’exigence ? J’ai vérifié, le texte y est toujours.
Tapez Culture et Foi, puis Textes critiques. Cela vous conduira à mon nom et à
mon texte.
A l’origine j’avais rédigé ce texte pour la revue Prochoix. Je le situais dans la
continuité d’un débat auquel avait déjà participé Abdennour Bidar à la suite de
la polémique sur les - petites, très petites - mises en évidence de la violence
islamique par le pape Benoît XVI à Ratisbonne. Mais les donneuses de leçons
Caroline Fourest et Fiammetta Venne n’ont pas l’ouverture d’esprit des
responsables, au Québec, de Culture et
Foi.