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Ce que l’abbé Meslier avait compris et expliqué est trop souvent
exploité, aujourd’hui, par ceux des
athées qui ne sont que des
« bouffeurs de curés ». Ils réduisent sa pensée à la négation de Dieu
et à la malfaisance de la religion catholique dont ils veulent, comme lui, la
disparition.
Dans une large mesure c’est à la destruction de l’Eglise telle qu’elle était à l’époque de
l’abbé Meslier qu’ils se consacrent,
tout en se faisant, comme l’actuelle hiérarchie catholique elle-même, les complices de l’islam, la religion
très nettement pire et de plus en plus dévorante des acquis démocratiques et
républicains en France et en Europe.
Ils sont, de ce fait, les complices aussi du pape et pour les mêmes raisons : comme chez lui et dans
toute la hiérarchie catholique ce n’est pas ce qu’il y a de criminogène dans
les religions qui les préoccupe. La criminalité constitutive de l’islam et ce qui reste de criminalité indirecte dans le christianisme -
réanimé dans le Nouveau catéchisme - ne les empêche pas de dormir.
C’est, en fait, que les uns et les autres ont renoncé à détruire l’exploitation qui résulte de l’économisme, maintenant mondialisé, et
dont le fonctionnement capitaliste est
et reste le très concret outil de réalisation.
Vouloir prioritairement détruire les croyances religieuses est un acharnement philosophique
inutile et même néfaste. C’est à la destruction de ce qu’il y a dans ces
croyances de criminogène et générateur d’inégalités scandaleuses
que les humains pacifiques, athées ou croyants, devraient se consacrer aujourd’hui
plus que jamais.
C’est-à-dire ce à quoi l’abbé Meslier lui-même, comme Karl Marx et beaucoup d’autres par la suite, proposait de se
consacrer principalement.