Votre
version des faits est pour le moins extravagante. Vous écrivez :
"... ces Celtes ont remonté le couloir
Rhône/Saône jusqu’à l’endroit où le fleuve n’était plus navigable et avant
qu’il ne bifurque dans plusieurs directions et que c’est là qu’ils y ont fondé
leur première ville... "
Ce mouvement
est exactement l’inverse de ce que toutes les fouilles révèlent dans les
différents pays où ces populations ont laissé des traces.
La migration
des Celtes originaires d’Europe centrale débute vers -1300 avec la civilisation
des champs d’urnes . Ils s’implantent d’abord sur le territoire de ce qui sera
la Germanie supérieure de manière pacifique. Pasteurs nomades à leur arrivée,
ils deviennent des agriculteurs sédentaires entre -1200 et -900. C’est à cette
époque qu’apparaissent les premières agglomérations permanentes fortifiées.
Vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C., la métallurgie du fer se répand (âge du
fer). Une nouvelle aristocratie guerrière se constitue grâce à l’apparition des
épées de fer et au combat à cheval. Elle bouleverse l’organisation sociale des
Celtes jusque-là agraire et égalitaire. Les « princes et princesses de la
Celtique » se font enterrer avec armes et chariots d’apparat, comme à Vix en
Côte-d’Or.
Selon Tite
Live, les surabondantes populations des guerriers des Bituriges, Arvernes,
Éduens, Ambarres, Carnutes et Aulerques sous la conduite du légendaire biturige
Bellovesos envahissent la plaine du Pô et se joignent aux Insubres tribus
celtiques qui fondent vers -600 Mediolanum (Milan).
Les Celtes étaient sans doute des guerriers, mais pas des
colonisateurs, mais des tribus indépendantes les unes des autres, plus ou moins
riches, plus ou moins puissantes et plus ou moins enclines à collaborer avec
les agresseurs romains impérialistes.
L’histoire a
déjà été suffisamment triturée depuis Napoléon III, Violet Leduc et Lavisse
sans qu’il soit besoin d’en rajouter dans les délires dominateurs...