Foyer et métropole de la Celtique, la fabuleuse et véritable Alésia se trouvait-elle sur la colline de Taisey ?
Le ciel m'est témoin que seul me guident la recherche de la vérité et la sauvegarde du patrimoine de la nation.
Merci à Agoravox qui depuis huit ans publie mes articles portant principalement sur l'histoire de la Gaule. Merci aux commentateurs qui me soutiennent et, en particulier, à Antenor qui vient de me mettre sur la piste chypriote suite à mon interrogation sur la signification du mot "Alésia".
Réinterpréter les textes en tenant compte de la logique militaire, c'est le premier travail qu'il faut faire.
Vers 517 avant J.C., Hécatée de Milet, historien et géographe grec, évoquant notre région "barbare", ne cite que trois villes : Narbonne, Marseille qu'il situe en Ligurie et, au-delà de Marseille, Nuerax, habitée par les Celtes. Il s'agit de la première mention connue des Celtes.
Dans ma logique militaire dite de colonisation, il me semble raisonnable de penser que ces Celtes ont remonté le couloir Rhône/Saône jusqu'à l'endroit où le fleuve n'était plus navigable et avant qu'il ne bifurque dans plusieurs directions et que c'est là qu'ils y ont fondé leur première ville, évidemment fortifiée. Cette région est celle de Chalon-sur-Saône.
Dans ma logique militaire dite d'implantation, il me semble raisonnable de penser qu'ils ont choisi d'élever leur forteresse sur le point fort du terrain d'où l'on découvre un vaste horizon - la colline de Taisey - et que la ville s'est développée sur son flanc. Nuerax, Noviodunum arx, la nouvelle forteresse : Cabillodunum/Taisey ? À cette époque, la ville de Cabillo/Chalon des bords de Saône, construite au III ème siècle, n'existait pas, ni sa basilique. Seule existait Cabillodunum/Taisey sur la colline (1) et sa forteresse. Cette forteresse se retrouve représentée vers 1100 sur les sceaux de Guillaume des Barres, comte de Chalon. Sa tour principale est toujours debout mais a perdu ses créneaux ; un toit les a remplacés au XVII ème siècle.
Vers 420 avant J.C., Hérodote semble écrire ceci : Au-delà des colonnes d'Hercule (donc, en abordant la Gaule par la côte atlantique après avoir franchi le détroit de Gibraltar), on trouve les Kinèsioi, qui sont, à l'Occident, le dernier peuple d'Europe. Tout de suite après eux (donc à l'est) se trouvent les Celtes... Le Danube prend sa source au pays des Celtes, près de la ville de Pyrènè, puis traverse toute l'Europe qu'il coupe en deux.
L'expression "ville de Pyréné" est bien évidemment litigieuse et n'égare que les historiens qui le veulent bien. Au lieu de "ville de Pyréné", il faut lire "monts Rhippées", autrement dit "près des Alpes et du Jura prolongés jusqu'aux hauteurs nord de Chalon-sur-Saône" (2). Je m'explique. À peu près à la même époque, le poète Pindare évoque les montagnes neigeuses du Nord d'où descend Borée, le vent du nord (il ne s'agit évidemment pas de l'Antarctique, mais des Alpes et du Jura). Il les appelle "monts Rhippées" (confirmation de mon interprétation). Il ajoute que l'Istros (le Danube) y prend sa source chez les Hyperboréens et que le fleuve leur appartient comme le Nil appartient aux Ethiopiens. Il donne à ce peuple un passé millénaire. Vers 130 avant J.C., Polybe confirme Hécatée de Milet et Hérodote en disant qu'une grande partie du cours du Rhône suit une vallée profonde (dans son cours supérieur) au nord de laquelle vivent les Celtes ardyens.
Il est clair que ces Celtes, que Polybe qualifie d'ardyens, sont les mêmes Celtes qu'évoquent Hécatée, Hérodote et même Pindare qui, lui, les considère comme des Hyperboréens car vivant dans des contrées nordiques par rapport à lui. Il est clair que c'est bien de là qu'on a accès au Danube, voie de pénétration en Europe pour les futures expéditions celtiques.
Au Ier siècle avant J. C., Strabon ne retient que deux sites importants pour le pays éduen, ce que César confirme : une cité, Cabillodunum, et une forteresse/oppidum, Bibracte. Mais si Cabillodunum/Taisey est Nuerax, Bibracte ne peut être qu'à Mont-Saint-Vincent, les Commentaires de César la placent en effet sur un haut lieu, ce que n'est pas Taisey.
Sous l'autorité, avec le soutien et les encouragements du ministère de la Culture, nos historiens et archéologues se sont gravement fourvoyés en plaçant les Celtes éduens au mont Beuvray et en ne faisant apparaître leur ville qu'au II ème siècle avant J.C. Suivant mon interprétation, c'est à Mont-Saint-Vincent et à Taisey qu'il faut les placer, tout en leur donnant, comme Pindare le spécifie, un passé millénaire. Nos historiens et archéologues se sont complètement trompés en imaginant que le peuple celte serait né, comme une génération spontanée surgie du sol, dans les montagnes autrichiennes avant de s'étendre sur l'Europe et dans le couloir de la Saône. C'est depuis une ville de la vallée de la Saône, Taisey, que ce peuple a rayonné. Et cela change tout.
Réinterpréter les indices toponymiques en tenant compte de la logique militaire est le deuxième travail.
Et puisqu'Alésia est à la mode en ce moment avec cette incroyable querelle qui perdure, raisonnons sur Alésia. Que signifie ce mot ? Les historiens et les étymologistes ont écrit des pages et des pages pour essayer d'en comprendre le sens. En ce qui me concerne, je pense depuis déjà longtemps qu'il s'agit du nom de stations ou de colonies sur les voies de l'étain. De même, Alexandre semait des Alexandrie sur son passage. Je m'explique.
510 avant J.C., date très approximative, est pour moi une date de référence, celle de la fabrication du cratère de Vix qui prouve, quoiqu'on dise, que Gergovie était capable, à cette époque, de fabriquer un objet sophistiqué en bronze. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-civilisation-de-gergovie-110469
960 avant J.C. est pour moi une autre date de référence ; c'est l'année où Salomon a fait construire son temple de Jérusalem. C'est aussi à cette époque qu'il fit fondre les importants objets en bronze, bassin etc. qui vont avec. C'est Hiram de la tribu de Nephtali, en pays de Canaan, qui fit le travail (I Rois, 7:13). Sachant que l'étain est nécessaire pour le travail du bronze, il est logique de penser qu'il lui a fallu acheter cet étain dont le pays de Canaan était dépourvu. Quelle était en Méditerranée orientale la place centrale du commerce de l'étain, entre un monde ancien demandeur et un monde nouveau fournisseur depuis la (Grande) Bretagne ? Merci à Antenor qui m'a donné la réponse : il s'agit d'Alashiya, l'île de Chypre, alias Alasiya, alias Alasia (2), ainsi nommée à l'âge du bronze, mots très proches de l'Alésia d'Alise-Sainte-Reine, et encore plus de l'inscription qui y a été trouvée : ALISIIA, avec ses deux i.
Chypre/Alashiya, point de départ logique des voies de l'étain et point de retour. Le marchand naviguait jusqu'à Marseille, remontait le Rhône et la Saône, s'arrêtait à Cabillodunum - l'Alésia de Diodore de Sicile ? - remontait jusqu'à Aluze, autre Alésia, puis s'engageait dans la vallée luxuriante de la Cosane pour rejoindre, par la Brenne, Alise-Sainte-Reine, l'Alésia des Mandubiens, lieu de la bataille de César... et ainsi de suite jusqu'à la (Grande) Bretagne et à ses mines d'étain.
C'est ce passage de la Cosane à la Brenne qu'évoque peut-être Strabon : Les marchandises reçues d’abord par l’Arar (la Saône) passent ensuite dans le Dubis (la Dheune), affluent de l’Arar ; puis on les transporte par voie de terre jusqu’à la Sequanas, dont elles descendent le cours, et ce fleuve les amène au pays des Lexoviens et des Calètes, sur les côtes mêmes de l’Océan, d’où elles gagnent enfin la (Grande) Bretagne (IV, I, 14). Ce début de la voie Sequanas de la carte de Peutinger, voie de l'étain du pays séquane, mais aussi du pays éduen, pourrait donc correspondre à ce passage de la Cosane aux sources de la Brenne qui conduit jusqu'à l'Alésia des Mandubiens ; puis par l'Armançon, l'Yonne et la Seine, on arrive à l'océan. Strabon nous donne une distance de 1000 stades (185 km) pour atteindre cette Sequanas depuis Lyon en remontant l’Arar (géographie, IV, 3,3), ce qui nous amène à Verdun-sur-le Doubs (il est possible qu'il y ait eu différentes bretelles).
Troisième travail : réinterpréter la carte de Peutinger en tenant toujours compte de la logique militaire.
Car si les fleuves et les cours d'eau ont très logiquement joué le rôle de main courante pour l'ouvreur de voies et le voyageur, le passage d'une voie à une autre doit pouvoir également s'expliquer dans une logique replacée dans le contexte de l'époque. C'est ainsi que la voie Sequanas de la carte de Peutinger nous permet de comprendre qu'elle n'était que la reprise de la voie de l'étain des Séquanes qui allait de Besançon aux mines de Cornouailles mais également voie de l'étain pour les Eduens. Et ceci explique le grave conflit que rapporte César au sujet des péages qui ne concernaient pas la Saône mais cette voie terrestre si précieuse du commerce de l'étain. (DBG I,18)
Quatrième travail : réinterpréter les mythes anciens en tenant toujours compte de la logique militaire.
Car l'Alésia de Diodore de Sicile dont j'ai précédemment parlé ne peut évidemment pas être la modeste Alésia des Mandubiens qui n'était qu'une cité vassale des Lingons. Ou faut-il la situer ? À Nuerax/Cabillodunum/Taisey sur la voie de la Saône ou à Nuerax/Bibracte/Mont-Saint-Vincent sur la bretelle qui conduit à la Loire ? La première proposition à l'avantage de mieux s'inscrire et plus précocement dans la voie de l'étain du couloir qui suit le fleuve, sans bifurcation vers le Mont-Saint-Vincent précité, la deuxième proposition a pour elle le fait que la localité fut capitale reconnue par la suite.
Lorsque Diodore de Sicile évoque la légende de la fondation de cette Alésia par Hercule au cours de sa course errante, il faut comprendre que c'est une colonie venue de Tyr qui, pour la première fois, s'est établie et retranchée sur le Mont-Saint-Vincent (ou sur la colline de Taisey). Cet Hercule, ajoute Diodore (c'est-à-dire : cette colonie herculéenne) tomba amoureux d'une princesse indigène, ce qui signifie que les nouveaux colons mêlèrent leur sang étranger au sang des belles autochtones. De leur union naquit Galatès. C'est lui (ce sont les descendants de ces premiers colons) qui a donné au pays son nom de Galatia. Ce sont ces descendants qui tentèrent de civiliser la Gaule en interdisant les injustices et les meurtres rituels que les indigènes commettaient sur les étrangers. Mais la population indigène était plus nombreuse que les soldats d'Hercule ; et les Barbares reprirent le pouvoir. Et Diodore termine par cet étonnant témoignage : « Alésia (c'est-à-dire Mont-Saint-Vincent ou Taisey) était le foyer et la métropole de toute la Celtique. » (Livre IV, XIX et Livre V, XXIV).
Dans cet imbroglio de noms, qu'on ne s'étonne pas si des auteurs grecs ou latins, écrivant sans connaître les lieux, ont cru que l'Alésia de Diodore était la même Alésia qu'assiégea César. Manifestement, Polyen a été victime de cette confusion, et Plutarque même, quand il écrit que Vercingétorix se replia dans la ville d'Alésia qui passait pour imprenable en raison de la hauteur de ses murailles et du nombre élevé de ses défenseurs, attribuait à tort à Alise-Sainte-Reine la réputation qu'avait le Mont-Saint-Vincent ou la forteresse de Taisey dans le monde antique.
Dans mes ouvrages, j'ai fait le choix de Mont-Saint-Vincent mais aujourd'hui, je doute et penche plutôt pour Taisey. Diodore spécifie en effet : "qu'un grand nombre d'indigènes vinrent s'y établir, et comme ils étaient plus nombreux que les autres habitants, il arriva que toute la population adopta les moeurs des Barbares". Je ne vois pas les indigènes affluer vers le horst de Mont-Saint-Vincent, en pleine zone montagneuse, mais dans les terres fertiles de la région chalonnaise, oui ; et cela explique l'apparition, plus tard, de la nouvelle ville des bords de Saône, l'actuelle ville de Chalon.
Cinquième travail : impérieuse nécéssité d'exécuter des fouilles archéologiques à l'emplacement de l'oppidum de Taisey, notamment dans sa partie sud où se trouvaient des habitations.
Autre argument, en faveur de Taisey, la notitia dignitatum qui indique les fabriques du pays éduen... à la cité d’Argentomagus, armes de toutes sortes... à la cité de Mâcon, les flèches... à la cité d’Augustodunum, les cuirasses et les balistes... à la cité d’Augustodunum, les boucliers. Augustodunum étant le nom d'Autun et de Mont-Saint-Vincent, Argentomagus s'impose à Taisey/Thesaurus/Trésor.
Autre argument, quand Pline nous dit que l'étamage des métaux fut réalisé pour la première fois à Alésia, tout en nous précisant par ailleurs que la gloire en revenait aux Bituriges, il faut comprendre que l'Alésia en question n'est pas Alise-Sainte-Reine mais Bibracte/Mont-Saint-Vincent ou plutôt Taisey. Il faut comprendre que Taisey était alors aux Bituriges et que c'est de là qu'Ambicat, leur roi, lança les deux grandes expéditions celtes qu'évoque Tite-Live, l'une vers l'Italie, l'autre vers le Danube. http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/extraits-d-ouvrages/article/hypothese-sur-les-origines-de-29397
Troisième argument en faveur de Taisey : des résidus probables de fonderie que j'ai retrouvés alors que je cherchais un outil que j'avais perdu. Une médaille de Vercingétorix et des armes antiques retrouvées par les anciens propriétaires.
Sixièmement, mais qui étaient ces Celtes qui sont venus s'installer en colonie sur la colline de Taisey ?
Ce ne peut être qu'une population du Proche-Orient puisqu'ils sont partis de Tyr selon Diodore de Sicile. Quel était le nom courant que l'on donnait encore à cette époque aux habitants de l'arrière-pays ? Je réponds : des Chaldéens, et encore au temps des évangiles http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-civilisation-des-celtes-son-109477. Quel est le nom exact que donne Hécatée de Milet : Keltoï. Or, de Kelttoï/Celtes à Kaldaï/Chaldéen, il n'y a qu'un pas, que dis-je, même pas l'épaisseur d'une feuille de cigarette. Même raisonnement pour les Kinèsioi qui sont à l'ouest de ces Celtes, dernier peuple avant l'océan et qui ne peuvent être que les habitants de Gergovie. Kinèsioi, Kinneret, la réponse est facile : des Cananéens venus de Kinneret, capitale cananéenne du pays au bord du lac de Galilée. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-origines-pheniciennes-de-notre-69205
Septièmement : l'histoire est complexe mais elle a parfois un sens.
Si l'on admet que nos alésias ont reçu leur nom de celui que Chypre portait "Alasyia" au temps de l'âge du bronze, on pourrait en déduire que ce sont des Chypriotes qui, les premiers, ont ouvert les voies de l'étain, dont celle qui passe à Chalon/Taisey ; en réalité, ce sont les Phéniciens après qu'ils se soient installés en force dans l'île. Or, Phéniciens = Chaldéens = Cananéens. Leur succéderont à Taisey les énigmatiques Bituriges, puis les Éduens.
Extraordinaires témoignages de cette époque, les fresques de Gourdon du Ier siècle avant J.C. nous disent, dans la représentation de la baleine de Jonas, que la dernière migration venue du Proche-Orient a remonté le cours du Rhône et de la Saône et qu'elle a débarqué sur nos rivages bourguignons. Il s'agit d'une émigration essénienne qui s'inscrit dans un courant messianique du judaïsme. En haut de la nef, dans l'évocation du chemin du ciel de son église, l'agneau souffrant d'Isaï, symbole des Juifs martyrisés, rappelle le souvenir des 800 Esséniens crucifiés par Alexandre Jannée en - 88. Flavius Josèphe écrit qu'après cette répression, 8 000 Juifs s'exilèrent. Même évocation dans le tympan de Saint-Pierre de Moisac. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-arrivee-des-saints-de-dieu-en-128258
Alexandre Jannée, le roi honni de ses sujets, ramena de Béthon/Bethsaïde huit cents prisonniers. En pleine ville de Jérusalem, écrit l'auteur de La Guerre des Juifs, sur un lieu élevé bien en vue, corrige l'auteur des Antiquités judaïques, Alexandre Jannée fit dresser huit cents croix. Face à ces huit cents croix, on avait préparé la table du festin pour fêter la victoire du roi. Alexandre Jannée était allongé parmi ses concubines... buvant. On éleva les huit cents Esséniens sur le bois et on les crucifia. On égorgea sous leurs yeux leurs femmes et leurs enfants qui se traînaient à leurs pieds. Tel est le témoignage de Flavius Josèphe !
Bref, au III ème siècle après J.C., la colline de Taisey n'était toujours pas chrétienne dans le sens des évangiles. Alésia probable, foyer et métropole de toute la Celtique, Taisey à continué à rayonner sa fabuleuse culture celte puis judaïque jusqu'à ce que la ville des bords de Saône prenne le relai.. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bibracte-cabillodunum-aveuglement-158704
Huitièmement : archéologues, ouvrez les yeux !
La Bible nous dit que le temple de Salomon a été construit en l'an - 960, à Jérusalem, avec l'aide de Tyr ; nous sommes au X ème siècle. Au IX ème siècle, Tyr s'implante à Chypre et fonde, à Kition une colonie phénicienne qui prend le nom de Qart Hadasht (nouvelle ville), ainsi que fut, plus tard, nommé Carthage, ainsi que fut nommé plus tard Nuerax (Noviodunum arx).
Le temple d'Astarté y est construit, en solides pierres, deux colonnes en avant du porche comme dans le temple de Salomon. Au sommet de sa puissance, Tyr sillonne la Méditerranée. Ses colonies phéniciennes s'installent sur les côtes et pénètrent à l'intérieur des terres... jusqu'à Cabillodunum/Taisey et jusqu'à Bibracte/Mont-Saint-Vincent. À Mont-Saint-Vincent, un temple est construit à l'image du temple de Salomon tandis qu' à Cabillodunum/Taisey, c'est une forteresse d'un type différent qui s'installe avec des fondations à l'image de la petite et de la grande Ourse. Et il ne faut pas oublier l'ovale en forme d'oeuf ouvert vers le ciel de l'oppidum de Mont-Saint-Vincent, de celui d'Alise-Sainte-Reine ; mais aussi de celui, un peu déformé, de Gergovie, au Crest, ovale d'inspiration troyenne, sachant par ailleurs que des liens existaient entre Troie et Chypre (3). Ne pas oublier non plus que les noms de nos alésias, Alise-Sainte-Reine, Aluze etc... n'ont pu se donner qu'à l'époque où Chypre s'appelait encore Alashyia.
Emile Mourey, le 8 décembre 2014. www.bibracte.com
Renvois
(1) La ville des bords de Saône n'a été construite qu'au III ème siècle. Le Cavillonum qu'évoque César lors de la curieuse affaire où son tribun Aristius et des marchands romains ont été pris à partie par la foule est l'actuel hameau de Taisey. La scène est étonnante de réalisme si on la restitue sur ma maquette. Dans la journée, les marchands romains sortaient dans la basse-cour pour vendre leurs produits. Lors de l'affaire, ils s'étaient mis à l'abri, à l'intérieur de l'oppidum puisque le conseil public les en a fait sortir "ex oppido". Mais une fois dehors, la foule leur a volé leurs bagages et il a fallu qu'ils défendent leur vie, les armes à la main. (DBG VII, 42-43)
(2) Les lignes de hauteurs, au nord de Chalon-sur-Saône, pouvaient donner l’impression au voyageur d’une barrière qui l’obligeait à bifurquer soit vers l’ouest pour atteindre la Loire, soit vers l’est vers Besançon. Cela explique que Strabon et d'autres auteurs faisaient venir les Alpes jusque-là (les monts Rhippées d'Hérodote et de Pindare) ; ce qui explique par voie de conséquence, qu'ils voyaient dans ces Alpes prolongés les sources de la Sequanas (par la Brenne), de même que celles de l'Arar (la Saône prolongée par la Thalie), celle du Dubis/Doubs, enfin celles du Rhin et du Rhône.
(3) La chute de Troie, vers - 1200, est un événement considérable. Chypre reçoit des Troyens qui s'y fixent ou qui n'y font que passer. Fondateur mythique du peuple romain, le troyen Énée, après une longue errance, débarque en Italie avec sa troupe. Des légendes perdurent en Gaule concernant des fondations troyennes. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-origines-troyennes-de-rome-et-131675
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