@ Antenor
Peut-être mais certainement pas de Digoin à Mâcon mais de Digoin en remontant la bretelle Bourbince/Dheune ou l’Arroux. La carte de Peutinger indique les deux itinéraires mais aucun de Digoin à Mâcon.
Bien sûr que cet itinéraire est une image pour indiquer les voies de l’étain originelles. Partant de Marseille, le voyageur remontait le couloir Rhône/Saône jusqu’à Chalon, puis remontait le cours supérieur de la Dheune, passait au pied de Mont-Saint-Vincent/Bibracte, rejoignait Digoin et descendait le cours de la Loire. Il s’agit là de la première ou deuxième voie qui a été ouverte.
L’autre voie, dite Sequanas, est celle que j’ai indiquée dans cet article. Elle avait l’avantage d’amener le voyageur plus près des côtes de Cornouailles tout en raccourcissant la distance à parcourir. La preuve nous en est donnée par Strabon à condition d’accepter mon interprétation et de ne pas affirmer aussi légèrement qu’on le fait encore qu’il s’est complètement mélangé les pinceaux dans sa description.
Reste le fait que c’est bien à Chalon qu’il faut placer la plaque tournante des premières voies de l’étain, que cela soit l’une ou l’autre, d’où le grand intérêt de faire des fouilles archéologiques là où je situe l’oppidum de Taisey.
Il me semble, en toute logique, que cela s’inscrit normalement dans les missions de la ministre de la Culture de faire avancer la connaissance, mais à ce jour, je n’en vois pas la couleur.