En fait, les Romains ont mis en avant le caractère guerrier
des Peuples « celtiques » (qu’ils appelaient du terme péjoratif et
fourre-tout de « gaulois » aussi pertinent que le terme « arabe » aujourd’hui) pour
rehausser leur propre prestige, mais aussi pour justifier leurs violentes
conquêtes (on les qualifierait aujourd’hui de « terroristes »).
En fait, les populations étaient composées surtout de
commerçants et d’artisans, disposant d’un degré technologique avancé. L’archéologie
a permis l’excavation de dizaines de milliers d’artéfacts provenant des peuples
dits « celtiques », révélant non seulement une richesse qui n’a pu que susciter
les convoitises des Romains toujours en quête d’argent, mais encore l’existence
d’achats massifs d’objets étrangers (surtout étrusques et grecs), et donc de
pratiques commerciales et de navigation (fluviale et maritime), sans compter la
présence d’une aristocratie capable de les acheter.
Les relations de ces populations avec les Romains (y compris
l’engagement de mercenaires et de chefs de guerre accompagnés de leurs troupes) devaient être déjà très importantes à la veille de la conquête romaine, car
en moins d’un demi-siècle après cette conquête, culture, tradition et religion
dites « celtes » vont s’emparer des apports italiens, dont bien sûr le latin.
Les populations pratiqueront alors un parler plutôt mixte. Les populations
perdront progressivement leur spécificité propre (langage, tradition) qui se
diluera dans la culture romaine.