@Eric
Je ne suis pas sûr que le financement par l’inflation soit le plus injuste pour les catégories les plus pauvres. En effet, l’inflation prélève plus sur les économies que sur les salaires. Les salaires peuvent augmenter, l’argent placé beaucoup moins. En empruntant en période d’inflation, le poids de la dette s’allège tous les ans et il vaut mieux s’endetter que de faire des économies. C’est comme ça que la France a abordé l’arrivée de l’Euro face aux pays du Nord qui finançaient prioritairement par les économies. La France a donc commencé avec des dettes là ou l’Allemagne démarrait avec des réserves.
Le financement par la dette n’est pas meilleur, le simple remboursement de toutes nos dettes diminuent la quantité de monnaie en circulation et asphixie complètement l’économie, ce qui crée le chômage. Ce financement privilégie les cycles d’investissement courts au détriment des investissements les plus productifs. Cet absence d’investissements productifs va nous amener à un niveau de crise dont nous ne voyons que le début.
Diminuer les dépenses inutiles de l’Etat, pourquoi pas, mais il faut d’abord essayer de comprendre ce qui est vraiment inutile. Si nous laissons les banquiers décider quels sont les investissements vraiment utiles, il y a peu de chance que l’investissement soit fait dans le sens du bien général. Beaucoup d’investissements apportent plus de bénéfices à la communauté entière qu’aux apporteur de fonds ou aux porteurs de projet. Faut-il laisser ces investissements aux banques ?
Les machines ont remplacés les salariés dans les usines. Qu’a-t-on donné aux salariés en échange ?
Les théories de l’économie néoclassique apportent le chomage dans l’abondance, alors que les théories de l’économie marxiste apportent la pénurie dans le plein emploi. Il est temps de changer de paradigme et de laiser toutes nos idéologies au placard. Ni la droite, ni la gauche n’ont de solutions sérieuses à proposer, il serait temps que les personnes qui veulent avancer se regroupent au-delà des querelles politiciennes pour inventer les solutions futures.