Cette histoire est triste à pleurer et le maire n’ en sort pas grandi. Comment peut-on en arriver à une telle extrémité...
Cet homme n’ a visiblement jamais entendu parler de la symbolique de la nuit de Noël...
Il existe un carré des indigents dans chaque cimetière et le maire doit délivrer le permis d ’inhumer.
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La mairie de Perpignan prend en charge, comme la loi l’y oblige, les frais d’obsèques des personnes seules et sans revenus. Elles reposent au carré des indigents. Sur la tombe de Colette C., décédée en 2010, une vasque avec des roses artificielles brûlées par le soleil. Marcel M. a eu, quant à lui, droit à une plaque achetée par les copains. Les amis du quartier d’un autre Marcel se sont cotisés pour lui offrir un hommage posthume à son effigie…
Plus émouvant encore, la tombe d’un jeune militaire ornée de sa photo et d’une plaque offerte par son père ou celles, totalement dépourvues de tout artifice d’un centenaire et d’un jeune garçon décédé à 27 ans... Nous sommes au carré des indigents du cimetière du Vernet à Perpignan. Une zone située au milieu des caveaux qui permet d’offrir un enterrement décent à ceux qui n’avaient seulement pas les moyens de subvenir à leurs propres besoins de leur vivant. Les gardiens peuvent en témoigner. « Ce ne sont pas des obsèques au rabais », raconte ainsi Christian Gaubert qui décrit : « Le même corbillard, les mêmes personnes, les quatre porteurs, l’instant de recueillement ». Tout juste évoque-t-il, « un peu moins de fioritures, même si aujourd’hui on sent que l’aspect économique joue pour de nombreuses personnes ».
Des hommes et des femmes de tous âges, mais aussi des enfants touchés par la précarité dont la mairie prend alors en charge les obsèques. "Lors des décès qui surviennent la plupart du temps à l’hôpital, nous travaillons en lien avec les CCAS pour tenter de retrouver de la famille qui pourrait prendre en charge les obsèques. S’il n’y en a pas ou qu’elle est insolvable, la mairie en assume le coût (entre 600 et 900 euros selon les sources, NDLR). C’est une question de dignité", expliquent Jeanne Got et Marie-Christine Bosch, respectivement directrice du service population de la mairie et responsable du service règlement funéraire et obsèques. Entre 20 et 30 indigents rejoignent ainsi chaque année les carrés qui leur sont réservés dans trois des quatre cimetières de la ville. Des carrés communs qui peuvent également accueillir ceux qui ne veulent pas acheter de concessions. La durée d’inhumation au carré des indigents est de cinq ans.
« A Perpignan, la durée moyenne d’inhumation est de 15 à 20 ans »
En principe, passé ce délai, les corps sont exhumés et envoyés à l’ossuaire afin d’offrir de nouvelles places. « Mais à Perpignan, comme la demande n’est pas très forte, la durée d’inhumation avoisine plutôt les 15 à 20 ans », constate Mohamed Iouadan, conseiller municipal chargé des populations. Laïques, les carrés des indigents ne sont pourtant pas dépourvus de signes religieux. Celui du Haut-Vernet accueille des croix catholiques qui restent tolérées, notamment sur les tombes en terre. Depuis 2008, ces dernières sont, petit à petit, remplacées par des caveaux autonomes en béton.
Une centaine a déjà été installée pour un coût de 200 000 euros. Le cimetière du sud, quant à lui, est équipé d’une quinzaine d’enfeus, des caveaux autonomes sur deux étages en ciment blanc avec une porte en granit. A terme, 300 places seront disponibles pour un coût de 600 000 euros. Le prix à payer pour offrir une dernière demeure décente aux plus démunis."
Source : lindépendant.fr
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