Beh oui mon pote, je sais bien que nous ne pensons pas de manière fondamentalement différente...
J’espère que cela ne te gêne pas que je te le dise.
Je vais d’abord être un peu méchant : je ne vois absolument pas en quoi le fait d’être belge m’empêche de comprendre que ce soit toi ou Fidel. Cet argument est pénible, indigne d’un « internationaliste »
Et un peu plus... Tes rames de chemin de fer, je ne les ai jamais vu circuler à Cuba où j’ai passé presque un mois à rechercher pour des spécialistes des réseaux ferroviaires tant les différentes locomotives et wagons que ces trésors archéologiques que sont les machines à vapeur que l’on emploie encore et toujours dans les centrales sucrières.
Que tu aies cherché à aider Cuba, je n’en doute pas.
Mais tu ne fus pas le seul !
Et tes locomotives, soit dit en passant, je ne les ai jamais vues !!!
J’y ai, lorsque je travaillais, à titre gratuit, j’insiste ! pour une organisation humanitaire belge ( plus connes que les vôtres ? ) fait parvenir près de 2.000 doses d’Augmentin que j’ai donné au nom de l’entraide socialiste ( ouais, ouais ! ) à Cuba. On m’a d’abord fait payer 1.500 dollars de frais d’importation et jamais je n’ai obtenu un bon de réception, si bien qu’ils sont sortis de ma poche, un détail. Deux jours après, je fus reçu avec tous les honneurs dans une caserne militaire où, suite à un long discours d’un gros plein de soupe gallonné glorifiant l’amitié internationaliste, on me refila une belle décoration de plastique rutillant.
Dès le surlendemain TOUT AVAIT DISPARU !!!
De même pour une installation de dentisterie complète qui fut bien envoyée, mais JAMAIS réceptionnée, comme c’est bizarre.
Suite à cela, je suis rentré à Bruxelles pour exprimer aux responsables ( payés eux ! ) de l’association leur exprimer mon dégoût devant cette situation de fait.
Et tu sais ce que ces connards m’ont répondu ?
Ferme-la, Asterix ! Si tu continues, il y a six personnes ici qui perdront leur boulot à cause de toi.
Je vois encore la tête du « directeur ». Je l’ai regardé droit dans les yeux, ai passé ma main droite sur la partie gauche de son bureau, l’ai lentement fait passer de l’autre côté et tout renversé par terre.
Les yeux dans les yeux.
Le lendemain, il recevait ma démission.
HASTA SIEMPRE !
J’espère que tu me feras l’honneur de lire mon bouquin sur Cuba.
J’en parlerai sur cette antenne ...Si du moins les thuréfaires liberticides qui peuplent cette antenne ne s’organisent pas pour m’empêcher de passer la cap de la modération.
Il n’y a pas qu’à Charlie-Hebdo qu’on tente de tuer la liberté d’expression. La méthodologie totalitaire n’a pas de frontières
Hasta la proxima, companéro