M. Péréol,
Il existe à l’instant où j’écris ces lignes probablement des centaines de millions de musulmans de part le monde (je n’ai pas écrit tous les musulmans, mais disons une fraction substantielle), sans compter d’autres individus d’autres confessions aussi divers que variées, qui ne se sentent nullement « Charlie » voire même le conchient copieusement.
Il n’en faut pas plus pour faire litière à votre prétendue universalité.
D’autre part vous rappelez vous-même que les religions - en particulier l’Islam, par nature prosélyte - ont vocation à l’universalisme.
Nous savons de surcroit que les relations internationales entre les pays, les civilisations, sont mues essentiellement par les rapports de forces, ensemble et simultanément.
Il faut être logique : si vous assumez pleinement votre universalisme, et que vous admettez que d’autres puissent exister par ailleurs dans le même temps, c’est bien la preuve qu’il n’existe pas et est largement une vue de l’esprit.
L’appel à l’universalisme est un cache-sexe de nos bonnes âmes humanistes qui justifie en réalité, sous couvert de pseudo-bonnes intentions affichées, l’impérialisme occidental impitoyable et prédateur dans le reste du monde (exemple irakien fameux sous faux prétexte de démocratisation).
Comme il justifiera demain, et le justifie d’ores et déjà aujourd’hui, en miroir de ce postulat, la colonisation musulmane larvée de nos pays occidentaux, et leur subversion islamique à terme, par des masses qui considérent qu’il n’y logiquement pas de limite à l’expension de leur croyance.
Nous courrons au conflit, au choc de civilisation n’en déplaise aux habituels dénégateurs. Et votre discours y participe de manière déterminante.
Qui fait l’ange fait la bête effectivement, M. Péréol.