Bonjour LLS,
Au travers de votre longue série d’articles faisant référence au modèle girardien (ou à un dérivé comme ici), vous donnez l’impression de chercher à réinventer le fil à couper le beurre.
Il n’y aucun mal à cela, d’autant que toute tentative d’explication du marasme de notre société actuelle est à plébisciter et à encourager. Nécessité oblige. Et nous devons combler près d’un siècle de retard dans ce type d’analyse pour éveiller les consciences (bien qu’il soit à mes yeux trop tard).
Je m’explique : votre modèle auto-victimaire n’est ni plus ni moins que celui de la paranoïa où il y a inversion (et donc perversion) entre les rôles persécuteurs/persécutés. MAIS, et c’est un mais d’importance, votre conceptualisation vous permet d’aboutir à une conclusion radicale concernant le statut de victime tout aussi dangereuse que celle de voir des victimes partout.
Autrement dit, vous chassez le « mal » en introduisant un autre « Mal » (bien plus dangereux encore que celui que vous combattez, car il conduit à la négation des vrais victimes et à l’abolition de l’empathie, seule véritablement capable de prendre en compte l’altérité).
Bonne journée,