Bonjour LLS,
A la lecture de votre réponse, je comprends que vous puissiez dire que je dois argumenter mon hypothèse : j’ignorais en fait devoir expliquer à un psy ce que pouvait être la paranoïa. Autant pour moi !
Je comprends donc aussi beaucoup mieux ce qui vous échappe.
Votre exemple sur les indiens Algonquins est assez parlant et confirme mon intuition sur votre tentative de dégager un schéma universel au travers de votre hypothèse auto-victimaire. Cependant, cela confirme aussi le fait que vous tentiez par tous les moyens de faire entrer un rond dans un carré.
Je ne connais pas du tout les indiens Algonquins, mais je me suis assez intéressé à la culture des indiens Hopis pour faire l’analogie avec ce que vous décrivez sur l’absence de posture victimaire des indiens Algonquins qui est la même chez les indiens Hopis. Or, ce modèle de culture ne peut en aucun cas à l’heure actuelle pouvoir être transposé à notre modèle occidental. Ces peuples ont choisi une toute autre voie que celle de notre civilisation occidentale et leur développement spirituel est sans commune mesure avec le notre. Vous semblez oublier ce détail-là qui est pourtant d’une importance capitale dans la recherche de solution à nos problématiques actuelles. Pour ce type de culture, à l’origine la perversion n’existe tout simplement pas. Si elle y a été introduite, c’est par l’intermédiaire de « l’homme blanc à la langue fourchue ».
Votre représentation de la « victime » en dit long sur le fond de votre pensée. Ce que vous décrivez comme position diabolique de la victime, ne correspond qu’à un seul type de victime, celui justement que vous dénoncez fort à propos sous votre schéma de modèle auto-victimaire en le généralisant à tous les autres types de victimes. Mais bon sang, vous ne pouvez tenir une telle position qu’en
NIANT qu’il existe des « vraies » victimes qui n’ont jamais tenu la position que vous leur attribuer. Ce qui est véritablement dramatique pour elles, car vous les identifier ainsi à de « fausses » victimes, ce qui justement fini par réveiller leur désir de vengeance et qui forcément confortera dans leur théorie des gens tels que vous, ALORS QUE C’EST VOTRE INJUSTICE A LEUR ÉGARD QUI SUSCITE CETTE RÉACTION. Ce qui est en jeu ici, ce n’est pas un pseudo-schéma auto-victimaire, mais bien plutôt l’une des conséquence de
l’effet Pygmalion. Un bel exemple de perversion ! (Réalisé par quelqu’un qui tente de cerner le problème en plus... si ça c’est pas le comble de l’ironie.)
- « Le degré suprême de cette perversion diabolique, c’est quand, pour mieux se présenter comme victime en légitime défense, on réalise en sous-main une auto-agression qui permet d’accuser l’ennemi bouc émissaire qu’on s’est choisi. »
Ben oui... c’est ce qui arrive tous les jours aux « vraies » victimes de pervers narcissiques... et de paranoïaques.

- « C’est ce degré suprême de perversion que je m’efforce de dégager au travers du schéma auto-victimaire et vous m’accorderez, je pense, que ce trait particulier que constitue le fait de procéder à une agression délibérée de soi-même pour pouvoir se présenter comme victime ne fait pas partie de la définition de la paranoïa. Le paranoïaque n’est pas dans la perversion, il surinterprète une réalité qu’il n’a cherché à manipuler ; pourquoi le ferait-il ? Tout ce qui lui arrive n’est-il pas déjà une preuve suffisante du fait qu’il est persécuté ? »
Heu... je vous accorde le fait que nous sommes bien là à un suprême degré de perversion MORALE, mais je ne vous accorde absolument pas le fait que ce trait de caractère ne fait pas partie de la définition de la paranoïa. Bien au contraire, ce retournement est le principe moteur de la paranoïa, car la paranoïa est l’apogée de la perversion morale.
Du coup, je comprends mieux aussi pourquoi, vous prétendez que je n’argumente pas. Le signifiant « paranoïa » ne signifie pas grand chose pour vous. Pour le dire plus simplement, ce que vous aimeriez, c’est un cours sur la paranoïa !
Hé ben... on est pas sorti de l’auberge (espagnole) !