Bonsoir,
Réponse toute aussi intéressante que la qualité de la conclusion de votre article.
Chacun voit SA vérité en fonction de SA propre réceptivité. Je dirais que la votre est considérablement étrique d’où nos difficultés de compréhension.

!
Je vais résumer l’affaire encore beaucoup simplement que vous en un seul point. Vous nous présentez votre thèse en déclarant : « je tente ici une réflexion qui, malgré les convictions affichées ici et là sans précautions oratoires particulières, ne propose ni certitudes, ni conclusions définitives, seulement un ensemble de conjectures destinées à cerner du mieux possible le schéma auto-victimaire et sa diabolique mécanique. »
Mais en réalité, ce que vous êtes venu chercher, ce n’est uniquement l’approbation de vos commentateurs pour confirmer votre « supposé » schéma auto-victimaire.
Mais voilà qu’un vilain petit canard ne vous suis pas dans vos élucubrations pour la simple et bonne raison que votre schéma auto-victimaire est tout simplement celui que vivent tous les jours de très nombreuses victimes de harcèlement et autres types de violences psychologiques que l’on regroupe sous de nombreux vocables. Et vous arrivez tout de même à en déduire que ce n’est pas avec les victimes qu’il faut s’identifier.
Vous prétendez que je n’ai donné aucun argumentaire : c’est faux. Le seul fait d’évoquer que votre schéma correspond à celui de la paranoïa et du pervers aurait du vous mettre la puce à l’oreille d’autant que vous citez l’exemple du pervers moral dans votre article tout en qualifiant sa technique en précisant bien qu’il semblerait correspondre à des stratégies basées sur le schéma auto-victimaire. Autrement dit, ce que vous admettez dans votre article, vous ne niez dans vos commentaire. Et ce n’est pas le seul paradoxe que l’on peut relever dans cet article.
Vous me mettiez au défis de pouvoir trouver une définition qui fasse autorité sur la paranoïa, je vous la trouve, ce qui constitue être un argument... vous le niez en émettant une fin de non recevoir par une formule telle que : « Le schéma auto-victimaire, sous quelque forme qu’il se présente, N’EST PAS CARACTÉRISTIQUE DE LA PARANOÏA. Point barre... etc. »
Ainsi vous réussissez l’exploit de développer un exemple schéma auto-victimaire (le pervers moral) dans votre article, tout en le dénigrant par la même occasion dans les commentaires.
Voyez-vous, si je me suis permis d’intervenir sous votre article, c’est tout d’abord pour vous signifiez que la prétention universaliste de votre schéma est aussi bancale que votre conclusion, sur laquelle il me faudra pourtant dire un mot. Pour autant, je ne récuse pas l’existence d’un tel schéma, mais il est loin, très très loin d’être la cuisine du diable. Tout au plus n’en constitue-t-il qu’une épice parmi une variété de plats. A ce titre, vous me faîtes penser à ces explorateurs qui débarquant sur une île, croient avoir découvert tout un continent et souhaitent exposer sa découverte à la face du monde.
Maintenant, libre à vous de vous accrochez aux branches de votre découverte que du haut de votre tour d’ivoire vous jugez sensationnelle. Après tout, vous n’avez que cinquante ans de retard sur les découvertes de vos prédécesseurs en matière de stratégies diaboliques, mais vous avez cependant des années d’avances par rapport à un bien plus grand nombres de personnes qui prennent conscience que de tels procédés existent. A ce titre, ce n’est pour moi, ni bien ni mal. Mais comme le dit le proverbe, « l’enfer est pavé de bonne intention » et lorsque l’on ouvre la porte de l’antre de la bête, on se rend vite compte qu’un peu de modestie ne fait de mal à personne (la visée universaliste de votre schéma auto-victimaire... pfffff !!!)

Maintenant, passons à votre conclusion : vous dîtes tout et son contraire en un seul et même énoncé.
Votre démonstration pêche par le fait que vous ne définissez pas le statut de victime. Commencez par le faire et vous vous rendrez compte que vous demander de ne pas s’identifier aux victimes en s’identifiant à des... victimes. Pas mal l’astuce pour justifier de l’universalité de votre schéma auto-victimaire.

Ce qui m’amène à la seconde raison de mon intervention, c’est-à-dire la façon dont vous vous y prendriez pour gérer ces paradoxes. Et là, vous venez en quelques posts d’apporter beaucoup d’eau à mon moulin. (Car tel est mon sujet d’étude.)
Aussi, et quoique vous en pensiez, soyez-en vivement remerciez.

!
P.S. :
J’ignore totalement quelles peuvent être vos considérations sur les travaux de Racamier, mais ce dont je suis sûr, c’est que d’une vous ne les avez jamais étudié - ou alors vous n’êtes absolument pas parvenu à le comprendre sinon vous n’auriez pas nié comme vous le faîtes mes arguments qui y font références (et qu’au passage vous pervertissez en les interprétants à l’envers : persistance dans vos vues sur votre « bébé » obligent) -, de deux sachez enfin que Racamier est le médecin psychiatre, psychanalyste qui a complètement bouleversé le traitement des psychoses et des perversions, ce que reconnaissent tout les professionnels qui n’ignorent pas à qui ils doivent les nouvelles psychothérapies des psychotiques qui ont permis à ce genre de patient d’être pris en charge hors institutions (ce qui n’est pas gagné, car beaucoup utilisent ses techniques, ou leurs dérivées, tout en ignorant à qui ils doivent le procédé, cf. les traitements bifocal ou multifocal des patients psychotiques).
P. S. II :
Bon... j’ai écris ce long message d’une traite, je ne me relis pas... vous saurez faire avec malgré toutes les fautes que je n’aurais pas manqué de laisser passer.
P. S. III :
Votre schéma auto-victimaire trouverait un bien meilleur emploi s’il était considéré pour ce qu’il est dans une perspective paranoïaque et/ou perverse (ce que vous admettez toutefois au travers de votre exemple du pervers moral), mais que votre ambition « universaliste » vous empêche de voir. Point barre... !!!

!