Tythan,
Le Front National est à 25%, sans doute plus (nous le saurons rapidement lors des prochaines élections dans quelques semaines). Il est d’ores et déjà le premier parti politique de France en terme d’électorat. Le FDG végète lui entre 6 et 8% max. Soit entre 3 et 4X moins.
Ce seul fait devrait suffire, nonobstant la réalité et cohérence des positionnements politiques que vous avez dûment rappelées, à ne pas tergiverser en terme d’alliance stratégique.
La situation est suffisament grave et urgente, qu’elle devrait commander à toute conscience patriote sincèrement soucieuse de voir redresser le pays - ce qui suppose de balayer les partis du Système en place - et de rompre avec quatre décennies de politiques mortifères (voire de non politique), de s’allier au plus tôt dans un grand mouvement populaire (que nos ennemis communs qualifieraient de populistes) dans l’intérêt du pays et du peuple français.
Vous avez à raison souligné le sectarisme idéologiquement consubstantiel d’une partie (à mon avis ultra-majoritaire) de la gauche radicale incarnée par un pôle FDG/NPA, et de leurs alliés libéraux fanatiquement pro-européens d’EELV (un attelage improbable, et par conséquent voué à l’échec). Il n’y a donc aucune solution de ce côté-ci du spectre poltique.
NDA est au croisement des chemins. S’il poursuit sa stratégie d’isolement et de refus d’alliances ô combien nécessaires dans le contexte où nos ennemis, peut-être plus tôt que nous le croyons, n’hésiteront pas à former des coalitions (comme en Suède, en Italie ou en Allemagne) pour conserver le pouvoirs et leurs privilèges, dans l’intérêt évidemment de leurs mandants - soit la ploutocrartie cosmopolite transnationale ; qu’il s’évertue à rejeter dos à dos la gauche radicale et le Front national et qui est une aberration pour les raisons précitées, il fera la démonstration définitive qu’il n’a pas la carrure d’un homme d’Etat.