Merci Mr Reboul, difficile de ne pas adhérer une fois de plus à votre intervention -et aux « auto-liens »(bien que j’aie toujours été un cancre en philo.)
cependant on est bien d’accord que dans notre société l’individualisme sans doute mal assumé se traduit par le fait de vivre, comme je l entendais chez Finkielkraut ce matin, à côté les uns des autres et non ensemble ou avec les uns les autres... qui plus est dans un conformisme ou un suivisme forcenés, renforcés par une instruction peu individualisante. Combien d’entre nous, essaient de penser par eux mêmes ce que nombre de philosophes considèrent comme le comble du courage...
Il semble que beaucoup d’entre nous n’aient le choix qu’entre la relation pour ainsi dire fusionnelle (corporatisme, clanisme, quasi indifférentiation intellectuelle, nous-mêmisme, bougisme -c’est à la mode-...) ou la relation fonctionnelle, juxtaposition matérielle ou professionnelle des corps, elle aussi régie par l’argent ou un salaire, pour faire tourner la roue -bougisme encore- comme les hamsters ds la cage...). Je crois certes à des entreprises comme vous diriez « choisies » mais trop rares à mon sens.
Je ne suis pas quant à moi indifférent à ce qu’un autre agnostique -que vous iil me semble- nous explique (A Jacquard), à savoir que « je » est « les autres » et que nous serions bien « la relation » que nous avons aux autres ou son produit comme son agent... autant sinon plus que ce « corps terrestre » qui « se » prend pour un démiurge particulièrement « inspiré ».
« comme doivent être choisis ceux avec qui nous les poursuivons dans un cadre contractuel. »
Comment ce propos peut-il prendre en compte ceux qui ne sont pas en situation de choisir un « co-contractant » (la majorité d’entre nous je le crains) et qui soit seront choisis par d’autres ou au contraire choisis par personne... ??? Je crains même que « le système » le plus souvent choisisse le co-contractant lorsqu’il existe, pour nous...
Spinozza qui je crois a fini sa vie dans la misère devait sans doute avoir une idée sur la question...
Quel est le liant qui peut permettre d’assurer que « autonome » ne rime jamais avec isolé, abandonné, relégué, exclus ou tout ce que vous voudrez...
Enfin faut il comprendre qu’il n’y a de communautés que de religeuses ? et j’imagine que le terme « religieux » prend alors un sens particulièrement, disons générique ou étymologique.... ou sont ce des coquetteries de vocabulaires car on sait que le mot « communauté » est un épouvantail ou en fait office en France ... (y compris la « communauté européenne »).
Bref la main invisible serait elle autant économique que sociale... ?
Bien sincèrement
Marc P