Jean J Mourot vous jouez un jeu dangereux que j’ai déjà pointé : celui de l’argument d’autorité qui voudrait ici qu’un « intellectuel de culture musulmane » en sache, par essence, par définition (par le saint Esprit ?) ou par ce que vous voudrez, plus que quiconque sur l’islam. Cela déroge à toutes les méthodologies d’analyse universitaires en socio, psycho, etc. Mais vous avez le droit de penser que ces méthodologies sont des conneries. Cependant vous vous exposez à devoir faire la réfutation de ces méthodologies et à nous donner la conception que vous en avez et qui semble avoir un petit fumet culturaliste, ethniciste, du plus mauvais effet sur votre conception de la laïcité. Je crains que vous n’ayez quelque mal à vous dépêtrer de tout cela mais, après tout... vous n’êtes obligé à rien !
Par ailleurs vous vous exposez à une autre énorme contradiction, cette fois avec un principe élémentaire de la laïcité (mais je n’ai pas bien compris si vous vous revendiquiez d’elle ni, le cas échéant, de laquelle, l’historique, la nouvelle-révisionniste-de droite ) : il s’agit du principe d’universalité qui n’admet pas, mais vous allez là aussi nous démontrer le contraire, que sur l’islam, comme sur tout sujet, il ne saurait y avoir de vérité ethnocentrée ou tout simplement culturocentrée (d’ailleurs la notion de vérité n’est pas admise en sciences humaines et elle est chahutée en sciences dures) ! Si l’on suit jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à l’absurde, ce que vous nous proposez dans ce commentaire, on dira que personne ne peut mieux parler de Clovis qu’un de ses contemporains mais avec la contrainte qu’il ait été un de ses proches. Hors de lui, plus rien ne vaut sur Clovis ! L’historiographie risque de s’en trouver quelque peu chamboulée et même tout simplement paralysée..
Faites gaffe Mourot, à jouer avec la laïcité comme vous faites, vous dérivez, vous dérivez vers la quadrature du cercle. Ce n’est pas la fin des haricots mais cela n’aide pas spécialement à argumenter. Enfin, c’est vous qui voyez...