Oui d’accord avec la première phrase. Sauf que pour Spinoza il ne s’agit pas d’hypothèse. Attention aussi quand même avec le Dieu est la Nature…
Pour Spinoza la Nature est infinie à l’image de Dieu et la conséquence de Dieu.. Mais Dieu est un être infini, ayant une infinité d’attributs. Et qui existe nécessairement. En dehors de Dieu rien n’existe. Tout ce qui est, est en Dieu.
Pour moi l’être infini implique la conscience. Donc je ne suis pas d’accord avec cette absence de conscience que vous évoquez. Quelque part Spinoza dit que l’esprit humain est une partie de l’entendement infini de Dieu. Le terme entendement me semble assez clair..
Idem pour le elle ne crée rien. Spinoza : Dieu agit d’après les seules lois de sa nature, sans être contraint par personne. Il est donc la seule cause libre et unique.
Une des différences avec la théologie classique est que pour Spinoza Dieu agit non par volonté mais à cause de sa nature propre. Autrement dit, il ne peut faire autrement. Et surtout le Dieu créateur des monothéismes bibliques crée un monde imparfait et fini. C’est l’inverse chez Spinoza.
La nature est infinie, reflet de la perfection divine.
De son temps, Spinoza était considéré comme un athée.
Oui mais cela ne veut pas dire qu’il l’était… Et même il est clair qu’il ne l’était pas. Il était désigné comme athée car rejetant l’autorité des Écritures. C’était une façon de le dévaluer car il était moins dangereux d’avoir affaire à un athée qu’à un théiste proposant quelque chose de novateur, de profond et de dérangeant.
On a le même phénomène aujourd’hui avec l’Église romaine qui préfère, et de loin, avoir affaire à des athées, car il est plus facile de les combattre, qu’à des gnostiques et des métaphysiciens de haute volée, proposant une alternative, et donc une concurrence, à la théologie classique.