La seule chose qui est perverse dans ce genre de film, c’est le sirop sentimental et les justifications psychologiques du genre « traumatisme infantile » typiquement puritaines pour faire passer le frisson érotique à la douane du politiquement-correct.
Sinon, l’érotisme est par nature une association de douceur et de violence, cela n’est pas nouveau. Croire que ce n’est que douceur est un fantasme de nunuche débile ou de pervers hypocrite niant sa propre nature. La vraie question à se poser est « Comment humaniser cette pulsion qui contient de la violence par nature ? »
La réponse à cette question est : « Par le jeu ». Un jeu fondé sur le consentement profond où tout est possible, un jeu entre des personnes qui se respectent et s’accordent un espace délimité et sécurisé d’expériences mystérieuses, un jeu qui échappe au registre moral nécessaire à la vie sociale mais qui ne déborde pas sur la vie sociale non plus.
L’érotisme compose un espace ludique, une mise en scène, une représentation, donc quelque chose qui ne doit pas davantage être confondu avec la réalité quotidienne que les autres formes de jeux artistiques. Aimer se faire brutaliser dans une mise en scène érotique ne signifie rien de plus que d’aimer le cinéma brutal. L’érotisme, c’est du cinéma. Et le cinéma ne doit pas être confondu avec la réalité familiale, professionnel et politique.
Un bien meilleur film sur le sujet, inspiré d’une histoire vraie :