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Commentaire de Elliot

sur L'euro de Waterloo, une mauvaise blague belge


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Elliot Elliot 18 mars 2015 16:32

Il faut comprendre ce réflexe belgicain. 

Sans la défaite napoléonienne à Waterloo et la volonté de l’Angleterre d’enlever à la France ses marches du nord-est, la Belgique n’existerait pas.

Si l’on fait abstraction de son existence administrative, elle n’existe d’ailleurs vraiment (et de moins en moins ) que dans l’imaginaire collectif de la partie francophone du pays tandis que le nord néerlandophone se sent pousser des ailes et est sur la voie de l’autonomie, euphémisme qui prélude à l’indépendance.

Le parti autonomiste flamand NVA donne le la à un gouvernement extrêmement minoritaire en partie francophone et qui est dirigé, si l’on peut dire, par un Premier Ministre francophone béat de servir de potiche à une coalition de choc dont le seul programme est la généralisation de l’austérité et sa justification par la gabegie passée dont les Francophones seraient les responsables.

Ce qui n’est d’ailleurs pas totalement faux car la mal-gouvernance, le clientélisme et la prévarication sont , comme qui dirait, consubstantiels au Socialisme décliné à la sauce wallonne.

Les petits écoliers francophones sont nourris au biberon d’une histoire fantasmée : depuis la citation de César : " de tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves, évaluation positive qui était sans doute vraie à l’époque mais concernait les ancêtres des habitants d’une région de la Bourgogne septentrionale " jusqu’au mythe de la révolution « belge » de 1830 essentiellement menée par l’élite francophone qu’insupportait la tutelle des Pays-Bas, dont la majorité prônait le rattachement à la France et à qui l’on imposa la structuration d’un état tampon.

Quand il faut donner corps à un accident de l’histoire, toutes les initiatives même les plus mesquines sont bonnes à prendre.

Maintenant les choses étant ce qu’elles sont, la réaction française est marquée au sceau d’une insigne sottise et suscite une tempête dans un verre d’eau.
Le voyageur français qui arrive à Londres à Waterloo Station a-t-il des aigreurs d’estomac au souvenir d’une page noire de son histoire ? 

 


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