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Commentaire de Céline Ertalif

sur Le désarroi de la « gauche de progrès »


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Céline Ertalif Céline Ertalif 30 mars 2015 23:07

Je suis toujours émerveillée par l’énergie déployée pour déverser des torrents de boue sur les politiques. J’y vois le signe que l’on attend toujours quelque chose d’eux. Pourtant, il se pourrait bien qu’ils ne peuvent plus grand chose.


C’est assez compliqué d’agir. Du côté d’EELV, les préoccupations essentielles me paraissent être les suivantes : l’attitude de base est de se mouiller dans l’action et donc de participer à l’action gouvernementale ; après cela, le PS a toujours réduit ses alliés au rôle de supplétif et le bilan gouvernemental est aujourd’hui tellement déplaisant qu’il est difficile de suivre une politique pour la croissance (que les Verts ne se reconnaissent pas du tout dans cette finalité) qui se concrétise par une politique de l’offre (que les Verts considèrent comme anti-sociale) ; après faut-il faire alliance avec le Front de Gauche ? Le cas grenoblois n’est pas mentionné dans l’article, mais il taraude beaucoup les esprits chez EELV où l’on pense que c’est un peu tôt pour tirer un bilan.

Un système de représentation politique qui ne fonctionne plus, une financiarisation qui se déconnecte de l’économie, une crise du modèle salarial qui affecte l’organisation interne des entreprises et surtout un potentiel de pertes d’emplois industriels énorme que l’on voit poindre avec la robotisation et l’impression 3D, des problèmes environnementaux à l’échelle de la planète sans qu’aucune action réelle ne semble se mettre en marche... cela fait beaucoup ! Il va falloir agir localement, quitter le monde des invectives et garder la boue pour nos maisons en pisé à énergie positive.

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