C’est assez bizarre toutes ces accusations les plus « oiseuses » les unes que les autres sur les bergers et paysans. Tous les paysans n’exigent pas l’élimination du loup et ils proposent même des solutions pour éviter autant que possible ces prédations.
Il y a de multiples raisons à la conservation de l’élevage ovin, la plus importante est que les bergers et paysans sont les seuls derniers occupants de l’arrière pays de montagne niçois. Ils participent largement de la vie de ces zones de montagne, polyculture, élevage ovin, bois, ... les accusations sans aucune retenue sont assez sidérantes et symptomatiques de la méconnaissance complète du sujet de la survie d’une agriculture de montagne.
Comment peut on prôner l’abandon total de l’élevage dans ces zones de montagne au profit de moutons venus de l’autre coté de la terre. Écologiquement inepte d’importer ce que l’on sait produire localement. Abandonner ce type d’élevage fera le lit des élevages industriels ou usines à viande, les animaux parqués nourris avec des farines, ne voyant jamais un brin d’herbe, ...
Tous les écologistes, les vrais, savent que l’objectif principal et efficace consiste aussi en la relocalisation des productions. Eviter la consommation de produits qui sont transportés sur nos autoroutes, par bateau ou avion. Les solutions de consommation locale sont à privilégier.En France, la plupart des produits frais, légumes et viandes pourraient être produits et consommés localement, ...
Cet article est un exemple type d’une écologie mal comprise, la prise en compte des humains vivant sur les zones de montagnes est une nécessité. La seule solution consiste à écouter les paysans et bergers d’un coté, écologistes et pouvoirs publics de l’autre pour mettre au point des stratégies indispensables à la survie de ces zones de montagne.