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Commentaire de César Castique

sur Pour casser le miroir aux alouettes de l'Europe, quel développement pour l'Afrique ?


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César Castique César Castique 25 avril 2015 20:24


Tout cela est complètement irréaliste. Vous écrivez "Ce modèle de développement (...) a réussi il y a quelques décennies au Japon, puis en Corée du Sud", mais puis-je vous rappeler que ni le Japon ni la Corée ne sortaient alors du néolithique, pour la très grande majorité de leur population ?

 

En 1905, la flotte japonaise, construite au Japon, par des Japonais, infligeait une défaite historique à des Blancs, en anéantissant la flotte du tsar, à Tsushima. A ce moment-là, l’Afrique navigue en pirogues et en barques de bois, et de nos jours encore...

 

"Au lieu de cette économie de prédation, ne vaudrait-il pas mieux mettre en place une réforme agraire..."

 

Vous croyez que ce serait possible sans recoloniser, vu que l’Afrique, à part des richesses naturelles, manque de tout, à commencer par les ressources humaines qualifiées dans les domaines liés au développement ?

 

"Ne vaudrait-il pas mieux mettre en place de petites unités industrielles locales, directement en prise avec les besoins locaux : fabrication d’outils, de vêtements, de biens de consommation, d’habitations préfabriquées, de véhicules bon marché adaptés au pays, etc ?"

 

Outre que là encore, les ressources humaines qualifiées font cruellement défaut à tous les niveaux de la hiérarchie entrepreneuriale, il faut prendre en compte le fait que les capacités de production d’électricité du continent, sont au niveau de celles de la seule Allemagne, et sont de surcroît concentrées à hauteur de 60 %, en Egypte et en Afrique du Sud ?

 

Et gardons-nous d’oublier que si certains pays arborent des taux de croissance mirifiques, leurs activités se concentrent à proximité immédiate des grands ports et le long des axes de pénétrations fluviaux, alors que les vastes zones peu accessibles à moindre frais sont complètement livrées à elles-mêmes, comme l’écrivait déjà en 2001, Jean-Christophe Rufin, ancien ambassadeur et Académicien français, dans « L’Empire et les nouveaux barbares ». (Lattès).


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