« En 70 ans de Communisme, à coups de massacres, de viols et de déportations, les Soviétiques n’ont jamais réussi à éradiquer l’Histoire de la Russie ou des pays qu’ils contrôlaient. » Ex « l’Alexandre Nevski » ou le « Potemkine » ou l’énorme promotion de « guerre et paix » de Einsenstein ou Bondarchuk.....
En clair le subjectivisme historique qui habite aussi l’auteur de cet article est loin d’être négligeable.
En fait l’histoire colle autant que possible aux intérêts de la classe dominante à la période où cette histoire s’écrit.
Ainsi, le film, « Apocalypse », que l’on diffuse actuellement sur FR2 accuse, quelques années seulement après sa création, des inexactitudes criardes par rapport aux connaissances objectives disponibles aujourd’hui. Très juste sur la manoeuvre hitlérienne de mai 40, il est silencieux sur les motivations de la bourgeoisie anglaise qui troque brusquement Chamberlain contre Churchill en mai 40. Il continue de refuser le lien entre Munich(38) et le pacte Germano-URSS (39). La critique politique des dirigeants (civils et militaires) français de la période est superficielle (age, tempéremment...). Jamais le « plutôt Hitler que le Front populaire » n’est cité, pas plus que le rôle du général Huntziger qui, après avoir laissé passer les allemands sur la Meuse à Sedan, dirige la délégation française dans le wagon de Rethondes.... Pourquoi les prisonniers français (plus de 1,5 millions) restent prisonniers alors que les allemands (1000 aviateurs...) sont libérés ? Question sans réponse, comme si Hitler et...les dirigeants français, ne pensaient pas, déjà, à Barbarossa...
Le pacte Hitler-Staline est encore présenté comme une alliance, l’avance de l’Armée Rouge jusqu’à la ligne Curzon (frontière actuelle de la Pologne) comme une invasion, et les victoires des uns ou des autres comme autant d’exploits des généraux « malgré » Hitler ou Staline.... On accuse Hitler d’avoir, contre l’avis de ses généraux (sic), perdu un mois dans sa course vers Moscou pour neutraliser le million de soldat rouges stationnés en Ukraine, mais pas pour se demander si l’occupation, éventuelle, de Moscou pouvait s’accommoder d’une rupture du lien Moscou-Berlin que ces forces auraient menacé ? De son coté le Staline de service est toujours celui du rapport Kroutchev (56) alors que les archives de partout sont ouvertes et contredisent cette vision purement politicienne qui cherche à faire porter le chapeau des problèmes sur son prédécesseur décédé.
Jamais, les stratégies des allemands (Blitzkrieg) où soviétiques (Défensive) ne sont analysées et encore moins expliquées. Le T34 est une divine surprise, mais on ne saura pas qu’il est apparu sur les tables à dessin dès 34. Comment expliquer la présence de troupe d’élites soviètiques derrière Moscou en 41 sans nommer la bataille anti-japonnaise de Khalkin-Gol (août40)
Voilà quelques raisons qui montrent que la subjectivité, en histoire, est à manier avec moultes précautions.