C’est plutôt rare qu’un rédacteur de ce site ne confonde pas l’injure avec l’analyse lorsqu’il parle de la nation Française, ça a le mérite d’être signalé. Zemmour dérange, c’est un fait, et j’attends avec impatience les réactions des Bisounours à cet article. Les médias Français se sont déchaînés contre ce grand écrivain. Je me souviens lorsque Zemmour était invité à la messe moribonde de Ruquier le samedi soir, Léa Salami a absurdement cherché à transformer Zemmour, le gaulliste incandescent, en pétainiste inavoué. Quant à Haineric Coran, fidèle à lui-même, il cherchait
d’avantage incriminer le « Suicide Français » plutôt qu’à le comprendre.
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La diabolisation d’Éric Zemmour nous force à réfléchir à la fonction de
l’étiquetage idéologique. On connait les étiquettes qu’on lui colle :
xénophobe, homophobe, sexiste, raciste. Ce vocabulaire relève de la
psychiatrisation de la dissidence politique. En fait, on nomme phobie tout
désaccord avec cette époque, fille batârde de 1968.
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Le suicide français est la chronique d’une décadence. Zemmour cherche à comprendre ce
qu’on pourrait appeler l’inversion de la légitimité politique et
culturelle en France depuis cinquante ans. Comment la France du général de Gaulle a t’elle pu devenir aussi radicalement étrangère à elle-même ?