@Mmarvinbear
On peut, si on veut
exclure les couples gays de la procédure en appelant à la «
naturalité » de leur fertilité, rétorquer que dès lors, la
stérilité de l’homme ou le la femme hétéro est aussi d’origine
naturelle, et que leur exclusion se justifie aussi sur ce critère !
Il y a quand même
une différence fondamentale entre les deux, que je mentionnais déjà
dans mon message, mais que je vais là expliquer en long et en large
: les difficultés de la femme ou de l’homme hétéro stériles sont
dues à une anomalie pathologique, un accident de développement
(génétique ou non) ou un accident tout court. Le recours aux mères
porteuses, comme à la fécondation in vitro, se voit alors comme une
pratique médicale destinée à corriger, à guérir (c’est le terme
qui convient) ce défaut – tout comme on essaie de corriger les
effets de la perte d’un membre ou d’un organe ou leur défectuosité
de diverses manières. Tandis que dans le cas d’homosexuels, il n’y a
aucun défaut à corriger, vu que leur impossibilité d’avoir des
enfants est normale. En fait là, ce recours crée une
anomalie ! Cette différence est fondamentale, et justifie par
exemple la comparaison avec le clonage.
On pourrait par
contre comparer à juste titre leur situation à celle d’une femme
ménopausée qui essaierait d’avoir recours à de telles techniques.
Il est certain qu’il y a des limites à mettre à l’usage des nouvelles techniques. Elles devraient être considérées comme
purement médicales, et non destinées au confort de certains.