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Commentaire de Michel J. Cuny

sur Charles de Gaulle aura-t-il émargé à la Banque d'Indochine ?


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Michel J. Cuny Michel J. Cuny 19 juillet 2015 21:02

@Aristide
Effectivement.
Il conviendrait de mettre des guillemets pour encadrer la citation que vous donnez.
Ainsi auriez-vous pu écrire qu’à la page 66 du tome II de son ouvrage De Gaulle mon père, paru chez Plon en 2004, Philippe de Gaulle a repris la question qui lui était posée par Michel Tauriac :

« Sans revenu ou presque, ses biens saisis et vendus en partie pendant l’Occupation, de quelle façon a-t-il pu s’en sortir à son retour en France ? »
en reprenant sa réponse :

« Il a vécu d’emprunts jusqu’à ce que les droits d’auteur du premier tome de ses Mémoires viennent heureusement et largement les rembourser, à partir d’octobre 1954. Des recoupements m’ont permis par la suite, malgré la discrétion qui entoure ce genre de situation, d’établir petit à petit une liste non exhaustive de ses prêteurs : des banques privées dont les présidents comptaient au nombre de ses partisans pendant la guerre. Dès la parution des Mémoires de guerre, elles ont été remboursées au fur et à mesure. Je n’ai appris ces faits qu’après sa mort car, à ma connaissance, il ne les avait confiés à personne, même pas à ma mère. Il avait dans son tiroir fermé à clef sa propre comptabilité qu’il tenait à jour. Mais la fortune du peuple français lui importait davantage que la sienne. »

Monsieur le donneur de leçons, je reprends, ci-dessous, la prétendue citation que vous nous donnez en inscrivant en caractères gras ce que vous avez supprimé, à l’intérieur du texte, sans nous le faire savoir, ni d’une façon ni d’une autre, et je mets entre crochets l’original de ce que vous avez modifié sans nous le dire... à partir de Books Google.

« Il a vécu d’emprunts jusqu’à ce que les droits d’auteur du premier tome de ses Mémoires viennent heureusement et largement les rembourser, à partir d’octobre 1954. Des recoupements m’ont permis par la suite, malgré la discrétion qui entoure ce genre de situation, d’établir petit à petit une liste non exhaustive de ses prêteurs : des [de] banques privées [dirigées par des partisans de son action] dont les présidents comptaient au nombre de ses partisans pendant la guerre. Dès la parution des Mémoires de guerre, elles ont été [jusqu’à ce que ses droits d’auteur en 1954 lui permettent de rembourser]remboursées au fur et à mesure. Je n’ai appris ces faits qu’après sa mort car, à ma connaissance, il ne les avait confiés à personne, même pas à ma mère. Il avait dans son tiroir fermé à clef sa propre comptabilité qu’il tenait à jour. [L’amiral dit] »Mais la fortune du peuple français lui importait davantage que la sienne."

Pour ma part, je m’en tiens strictement au texte de Philippe de Gaulle tel qu’il est dans son livre qui est là dans mes mains...
Où je lis que De Gaulle a vécu d’emprunts obtenus auprès de banques privées, sans que son épouse le sache. Que Philippe a lui-même conduit des recherches qui lui ont permis d’obtenir une liste non exhaustive des prêteurs.

J’y ajoute que se pose aujourd’hui la question de la localisation exacte du contenu du tiroir fermé à clef.

Or, pour les remboursements de 1954 (c’est bien la date de la catastrophe de Dien Bien Phu qui signait la fin de la campagne d’Indochine et rendait De Gaulle à son échec criminel), il me semble qu’il vaut mieux ne pas y croire du tout... pour des raisons que je réserve à qui je veux.
Quant à vous, vous avez suffisamment démontré votre impéritie pour que je ne prenne même pas la peine de vous dire un seul mot de plus.


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